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Lettre ouverte à l’intersyndicale du 29 juin

Pour une grève générale jusqu’au retrait de la réforme des retraites

 

   Signer la pétition   -   Voir les 7800 signataires

 

  Comme il l’avait annoncé dés 2007, le gouvernement Sarkozy s’est attaqué sans faillir à tous les acquis sociaux populaires, notamment ceux hérités du Conseil National de la Résistance.

 La réforme des retraites est le dernier grand chantier du quinquennat.

 Nous voulons infliger une défaite à ce gouvernement à l’occasion de la bataille qui est engagée.

 Il faut un coup d’arrêt, maintenant, aux politiques libérales qui détruisent notre modèle social.

 Dans cette perspective, nous sommes prêts à un affrontement majeur, aux côtés de nos organisations politiques et syndicales, mais pour gagner, nous pensons que notre revendication doit être le retrait pur et simple du projet de réforme.

 Sarkozy doit plier devant plus déterminé que lui!

 Les signataires de cette lettre s’engagent à s’organiser pour une grève générale à partir du 7 septembre et à tout faire pour qu’autour d’eux le mouvement soit suivi puis reconduit le lendemain, et les jours d’après, jusqu’au retrait et à la remise à plat complète du projet de réforme des retraites..

 Il n’est plus temps de discuter. Engageons ensemble une lutte que nous prolongerons jusqu’à la victoire pour ouvrir de nouvelles perspectives politiques et remettre en marche la machine à conquêtes sociales.

Centralisation des informations sur la journée du 7 septembre décidée par l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA):

http://www.7septembre2010.fr

  ..

Signer la pétition   -   Voir les 7800 signataires

 

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1984, c’était hier. Aujourd’hui, nous avons Sarkozy. Et c’est encore pire.

Par delà les clivages partisans et les options politiques des uns et des autres, nous sommes en voie de prendre conscience qu’une page de l’histoire de notre pays est en train de se tourner, et qu’un drame est en train de se jouer, sous la forme d’un profond changement sociétal.

 Pour la plupart, nous avons pu bénéficier d’une société qui, malgré ses travers, bénéficiait d’un gouvernement qui avait le souci de l’intérêt public, de la paix sociale, et de la prise en compte de l’équilibre collectif.

 Aujourd’hui, nous sommes nombreux à assister, impuissants, au saccage de nos droits les plus élémentaires, de notre liberté d’aller et venir sans être constamment contrôlés par des dispositifs policiers ou des caméras de surveillance à tous les coins de rue, comme c’est le cas dans ma propre ville, pourtant (étrangement…) si faible en ressources. Et quand bien même il est prouvé que l’efficacité de ce genre d’équipements est dérisoire. Mais le marketing de la surveillance fait des émules à droite comme à gauche, tout comme le développement des technologies numériques à des fins de contrôle de tout un chacun par le biais d’innombrables fichiers mal contrôlés et dangereux, et cela au plus grand mépris de nos libertés fondamentales, pourtant inscrites dans notre constitution.

 Notre liberté d’expression est régulièrement mise en cause, que ce soit dans nos propos, sur les blogs ou dans la presse, pour laquelle nos politiciens n’ont pas de mots assez durs alors qu’elle est constitutive de notre démocratie, là où eux-mêmes se permettent les plus grands écarts de langage, dont des propos racistes et xénophobes de plus en plus ouvertement exposés, au plus grand mépris de la démocratie . Notre liberté d’expression est en danger non seulement en France, mais dans toute l’Europe, comme chez notre cousine sévèrement bottée, ou des blogueurs manifestent en ce moment pour la défendre. Parce que la justice (la vraie) le vaut bien… et l’exige.

 On nous impose le déroulement tragi-comique d’un feuilleton de l’été à rebondissements qui en dit long sur les pratiques politico-médiatico-financières de nos élites dirigeantes,  lesquelles nous démontrent assez tristement  que la seule valeur qui anime ce petit monde là est  la cupidité, dont tout le monde a pu constater les effets, mais face à laquelle rien n’a été fait. Tout peut donc recommencer, en toute impunité,  comme avant….

 Et voila que certains faits divers montés opportunément  en épingle par une propagande gouvernementale de plus en plus évidente¹ viennent faire oublier au commun des mortels que se met méthodiquement en place une société qui veut tout contrôler jusque dans notre intimité, au point d’en devenir plus répressive et inquisitrice que le monde d’Orwell, 26 ans après. On riait encore de cette référence il y a peu. Aujourd’hui, si l’on rit, c’est plutôt jaune…

 Car après les blogueurs, les utilisateurs d’Internet, les journalistes, les fonctionnaires, les syndicalistes, les immigrés, les étrangers et/ou les musulmans,  les grévistes, les enseignants et les chercheurs,  les gens du voyage…  et après ? A qui le tour ?

 MAM a beau nier une « justice aux ordres« , nous sommes nombreux à ne plus y croire…

 (Comme le dit Maître Eolas, profitons de notre liberté avant qu’elle n’expire…).

 C’est pourquoi, Monsieur Sarkozy, qui êtes à Grenoble aujourd’hui, priez pour nous, pauvres pêcheurs : nous sommes profondément athées et ne croyons donc pas que le débat soit uniquement sécuritaire. Ainsi,  nous ne pensons pas que la déchéance de la nationalité française ou la généralisation des peines planchers que vous avez annoncés aujourd’hui en totale contradiction avec notre tradition républicaine soient  un gage de protection pour nos concitoyens, mais au contraire un véritable danger pour le ciment social de notre pays. Car le roi est nu, et nous sommes de plus nombreux à voir combien cette politique que vous menez est douce envers les riches, et dure envers les pauvres.

 … Comme nous ne pensons pas davantage que la régression sociale soit inéluctable, n’en déplaise à vos riches amis dont vous n’avez pas encore su vous départir, malgré le caractère d’équilibre qu’aurait dû comporter votre fonction qui, comme nous l’explique si judicieusement Mazarine, ici, n’est surtout pas un métier, destiné à s’empiffrer…. Mais une fonction qui, avant vous, était plus noble.

 C’est pourquoi nous pensons envers et contre vous et cette garde rapprochée qui soutient vos pires agissements  qu’ une autre politique est possible.

.. 

¹ … Ainsi sur le sujet des retraites, déjà bouclé en haut lieu au plus grand mépris de pourtant bien nécessaires négociations.

 

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Taureau ascendant taureau

Publié : le 29 juillet 2010 par gauchedecombat dans actualités, politique, écologie
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N’en déplaise au Toréador, je place ici dans son flux la banderille n°737, par laquelle je veux dire et faire savoir que

(bien que je ne place pas l’homme et l’animal sur le même registre…),

de même que j’aurais aimé être argentin, j’aimerais aujourd’hui être catalan.

Heureusement, le monde avance. Même si ce n’est pas « chez nous »…

Et vive l’évolution sociétale.

(plutôt que la régression sociale, comme en France, aujourd’hui…)

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En réponse à Hortefeux, Besson, Sarkozy et con(s)sorts : remember Clearstream.

… Et en écho, par pur remerciement,  à des pas perdus dans mon billet précédent,
parce qu’une bonne vidéo/chanson (rayer la mention inutile) vaut parfois mieux que bien de longs discours…

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La guerre aux Roms est déclarée…  Et si nous répondions à la persécution par la solidarité ?

    « Plus de 40O.000 gens du voyage sont recensés en France, selon un rapport de 1990. 95% d’entre eux sont français et un tiers seulement nomades. Les Roms, qui sont des Tziganes de nationalité roumaine, bulgare et d’Europe centrale, sédentaires dans leur pays d’origine, forment une minorité dans l’hexagone. » (France Info).

  Pourtant, qu’à décidé de si révolutionnaire ce gouvernement en réponse purement émotionnelle et non pragmatique suite au week-end de violences des 17 et 18 juillet¹, et cela sans convier les principaux intéressés ?

 -         d’accélérer la destruction d’ici trois mois de la moitié des 600 camps (dont 200 pour les seuls « roms »)

 -         de procéder à la reconduite à la frontière des roms qui auraient commis des actes délictueux (décidément, Besson, tu ne sais faire que ça ! Sais tu qu’il existe d’autres solutions ? )

 -         de leur envoyer des agents du fisc sur la base d’amalgames fallacieux (« beaucoup de nos compatriotes sont à juste titre surpris en observant la cylindrée de certains véhicules qui traînent les caravanes« .(Cf. Brice Hortefeux, dont ont peut être surpris, suite à sa condamnation pour injure raciale, qu’il puisse continuer sur la même voie en colportant des clichés aussi éhontés, indignes d’un haut personnage de l’Etat. Comme nous sommes bien mal représentés !)

  Sur ce dernier point, on pourrait répondre comme Martine Billard, qui s’est fréquemment coltiné un certain personnage haut en couleur digne de figurer dans les rangs militants du front national (dont nous avons parlé dans notre billet d’hier….) :

  «  Que leur proposez-vous ? De faire tirer leurs caravanes par des chevaux ou par des boeufs ? » 

  Ceci écrit, comme on aimerait que le fisc mette autant d’entrain à examiner les comptes des plus puissants de ce monde…

  Plus sérieusement, face à une telle violence institutionnelle, je propose donc à tous ceux et celles qui se reconnaissent dans nos valeurs françaises de liberté (y compris de circuler), d’égalité et de fraternité, de se rassembler pacifiquement autour des camps de nos concitoyens du voyage pour organiser des cercles de silence de nature à les protéger des coups de buttoir d’une force publique qui n’a plus de légitimité morale, par pure solidarité avec des gens suffisamment marqués comme cela par les persécutions, l’opprobre publique sous forme de rumeurs malveillantes à leur endroit et le rejet quasi permanent dont ils sont victimes… Sans parler des conditions de précarité indignes dans laquelle l’état français les maintient, au plus grand mépris des lois qu’il s’est lui-même fixé (cf. Loi Besson)

  ..

   Consulter Les 5 mesures en détail…

  Ou le site de Romeurope ainsi que celui de la FNASAT (Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage), histoire de savoir de quoi on parle… enfin.

 A lire aussi : antenne-relais, ne serait-ce que pour cette tranche d’humanité :

  « Réaction d’un Gitan
bonsoir a tous
par la présente je tiens a réagir au propos de Mr Hortefeux
je suis de la communauté des gens du voyage je suis sédentarisé je suis entrepreneur je paye mes impôts je ne roule pas en grosse cylindrée
la majorité des gens du voyage que je connais ne roule pas non plus en grosse cylindrée pourtant il y en a car plutot de se payer une maison a plusieurs centaines de milliers d’euros ils achètent une caravane et une grosse cylindrée c est leur choix il travail il paye aussi leur impôts direct ou indirect
c est vrai qu’il y a des brebis galeuses mais c est comme partout.
je tient a dire que j’aime mon pays
( a mon arrière grand pére MORT POUR LA FRANCE ) »
(gitandu77 – Mercredi 28 juillet à 20h53).

 ..  

Post-scriptum : lire également l’indispensable dictionnaire des idées reçues sur les roms, sur Rue 89

¹ Violences commises par des membres de la communauté gitane,  après la mort de l’un d’entre eux, lors d’une course-poursuite à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), et à propos desquelles un député de l’UMP, Monsieur Hérisson, redoutait que  «  »l’accident de Saint-Aignan » ne suscite « des amalgames ». Pour lui, « ce qui s’est passé à Saint-Aignan relève du droit commun. Ce n’est pas un problème lié aux gens du voyage ».   CQFD.

NB. : Source de l’illustration ici.

 

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Monsieur le Président, inutile de vous livrer ce soir (enfin, à 17H00, quand même) à une longue, inutile et fastidieuse réunion, alors qu’en plein été vous seriez tellement bien dans votre villa du cap Nègre…

 Monsieur Myard, lui, a LA solution (finale ?)  : la Sédentarisation… Il fallait l’inventer¹ !

Pendant que Nicolas J. nous apprend  tout un tas de choses intéressantes sur ceux que l’on nomme si pudiquement « les gens du voyage » (et oui, tout arrive ! Pour une fois, j’ai aimé son billet… ) et notamment que « la loi française oblige quelques minorités ethniques à disposer d’un livret de circulation (auparavant, un carnet anthropométrique institué par la loi de 1912″), je me suis mis quant à moi à enquêter sur ce truculent personnage et la moisson ma foi n’est pas dénuée d’intérêt !

 Il faut dire que Mr Myard est toujours empli de belles et bonnes idées. On lui doit ainsi, entre autres perles :

 - la mise sous tutelle d’Haïti

- la nationalisation d’Internet (« les chinois l’ont bien fait ! » ce qui a vallu la réponse suivante de Martine Billard, du Parti de Gauche : « Certes, l’UMP est le seul parti au monde à avoir passé une convention avec le parti communiste chinois, mais j’espère que celle-ci ne prévoit pas d’appliquer les méthodes de contrôles chinoises d’Internet en France ! »)

- un discours offensif (et offensant) contre le Pacs. Pour seul exemple édifiant :  «  C’est un sous-mariage fait pour légaliser les couples homos et, par démagogie, vous l’avez ouvert aux hétéros. »

- la sortie de la Grèce de la zone euro

- concernant le Rwanda, ce superbe communiqué  (« La France n’a pas à s’excuser, non à la repentance »).

On précisera ici également que ce beau démocrate est opposé à la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains qui impose un quota de 20 % de logements sociaux dans toutes les communes et qu’il est partisan du rétablissement de la peine de mort, entre autres…

   

Voir la fiche officielle de Monsieur Myard

… ou plus utilement, sur le sujet, lire le rapport au premier ministre de Pierre Hérisson, Sénateur UMP, sur le stationnement des gens du voyage, qui propose par exemple de considérer l’effort de construction et d’entretien d’aires d’accueil pour « gens du voyage » comme relevant des logements sociaux, ce qui est déjà plus convaincant… Mais peuvent mieux faire.

 et aussi :

- rezo citoyen

 

 

 

¹merci à Bastien Hugues, du Figaro, sur Twitter

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Du traitement de l’information par temps de crise…

 Ce n’est pas la première fois que je m’interroge sur la manière dont l’information est traitée, non pas dans le discours, intellectuellement comme c’est souvent le cas (pour moi aussi….), sur la base de généralités partagées entre personnes de bonne compagnie, mais à partir de ce que je vois très concrètement au quotidien, dans mon activité de bloguage, qui suppose une investigation intensive des différentes sources d’information sur un sujet donné, que l’on aimerait traiter.

 Ainsi, cette fois, à partir d’une même dépêche d’agence (France Presse en l’occurrence), qui elle-même découle d’un sondage IPSOS¹ commandé par France-soir, on peut voir se dérouler un film bien différent selon le support médiatique utilisé…

 

  Il n’est pas inutile de savoir au préalable que France-soir appartient au milliardaire russe Sergueï Pougatchev, dont vous pouvez si le cœur vous en dit examiner le pedigree ici. Il a dernièrement défrayé la chronique en dépensant plus de 20 millions d’euros pour redonner une santé à ce titre.  Celui que l’on nomme le « banquier de Poutine » n’a bien entendu aucun lien avec les élites dominantes en place… et encore moins avec notre gouvernement. Ce serait médire.

 Pourtant, on peut s’interroger sur l’intérêt qu’il y a (et il y en a toujours un pour un journal, ne serait-ce que de faire vendre… et l’on sait que le thème est porteur, surtout depuis l’émergence… du FN !), le jour même de la tenue d’une réunion sur le sujet tant décrié du comportement de certains    à lancer une telle boulette dans la marre, sans aucune précaution. Ni arrière pensée ?

 Plus effarant, se voir laisser à croire, si l’on est un citoyen lambda (c’est-à-dire quelqu’un qui a autre chose à fiche dans la vie que de se livrer à notre monomanie obsessionnelle de la traque d’informations), qu’il y aurait à la fois dans le même temps 59% de français qui ont peur et une majorité (84 %) qui se sent en sécurité, voila qui a de quoi laisser perplexe. Mais depuis un certain jour de mai 2002, les sondages, hein, on sait ce que ça vaut…

 En attendant, la propagande gouvernementale bat son plein et la guerre de la com est à l’œuvre dans les unes de nos journaux, reprise à mon avis sans grand discernement par des chefs de file politique qui ne font hélas que se laisser dicter le débat du jour par le chef d’orchestre, qui lui, applaudit des deux mains…

 Mais le débat n’est-il pas ailleurs  ?

 ¹ (Étude réalisée auprès d’un échantillon de 957 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées du 22 au 23 juillet 2010).

 

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Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer (Voltaire)

 

Le jura Libertaire et indimédya Grenoble viennent d’être l’objet d’une plainte de ce Ministre irréprochable, Brice Hortefeux…

Bien que ne partageant pas les outrances de ces blogs, pas plus que l’humour douteux des poulets de Loué, mais épris de justice et de liberté, j’en appelle à tout ce que la blogosphère compte de blogueurs (et gueuses) libres pour défendre ce qui me semble être une nouvelle étape d’une guerre méthodique à la liberté d’expression… dont le limogeage de Porte et Guillon n’a été qu’une étape.

A quand notre tour ?

Il n’est pas inutile de rappeler qu’il y a peu, Brassens pouvait encore se le permettre…. Devrions nous donc accepter indéfiniment la régression sociale, et la répression de nos libertés fondamentales ?


Contribuons par notre action à préserver ce qui nous est si cher, et dont nous pourrions bien être privés demain…

 

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Arme fatale 3, la dissolution : une (fausse) bonne solution

Sollicité dernièrement par un p’tit gars qui me demandait de militer via blogs interposés pour la dissolution de l’Assemblée Nationale, j’ai quelque peu tardé, je l’avoue, me suis fait tirer l’oreille, et j’ai traîné des pieds… en me hâtant de ne surtout pas répondre. Volontairement.

Pas chaud bouillant, le gars, pourtant d’ordinaire plus prompt à s’enflammer pour des causes révolutionnaires et pour tout ce qui pourrait contribuer de près ou de loin à mettre un grand coup de pied dans la fourmilière…

Mais il faut bien avouer que celui qui me l’a demandé m’a laissé quelque peu échaudé après l’histoire du NSD… dans laquelle j’ai dépensé tant d’énergie, non pas en pure perte, mais pour un résultat pour le moins mitigé.

Aussi, cette fois, j’ai pris les devants… et le fruit de mes investigations me fait toujours penser exactement la même chose : Benjamin, désolé, mais pour moi, c’est NON! Et voilà le pourquoi du comment…

En premier lieu, que je trouve sur le net les traces conjointes comme deux escargots baveux de 2 personnes aussi peu suspectes de collusion intellectuelle que Julien Dray et Jean Marie Le Pen (à qui je ne ferai pas la publicité d’un lien) me laisse plus que perplexe : interloqué.

Mais je vais tenter de dépasser ici ma répugnance… en explorant méthodiquement avec les petits outils qui sont les miens les avantages et inconvénients de ladite arme fatale…

Commençons par l’avis technique

« Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale.

Les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution.

L’Assemblée nationale se réunit de plein droit le deuxième jeudi qui suit son élection. Si cette réunion a lieu en dehors de la période prévue pour la session ordinaire, une session est ouverte de droit pour une durée de quinze jours.

Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l’année qui suit ces élections. »
(Article 12 ).

Les cas de figure dans lesquels un Président de la République française peut choisir (et oui, c’est lui qui choisit ! Dommage….) d’avoir recours à la dissolution sont de plusieurs ordres :

- Utiliser un commode « moyen de pression sur l’Assemblée nationale, et particulièrement sur la majorité parlementaire. Il s’agit aussi de requérir le soutien à la politique présidentielle ». Tel en a été le cas le 9 octobre 1962. La majorité de droite a censuré le gouvernement Pompidou ; cependant, c’était le général de Gaulle qui était visé pour son projet de révision constitutionnelle intéressant l’élection du Président au suffrage universel direct. »

- Le droit de dissolution est également « un moyen de prévention des crises institutionnelles et politiques. En cas conflictuel entre le Président et la majorité parlementaire, la dissolution permet au peuple de décider. Ainsi le droit de dissolution fut utilisé préventivement, le 18 mai 1981 et le 13 mai 1988, à la suite de l’élection à la Présidence de la République d’un candidat en opposition avec la majorité de l’Assemblée nationale. Le Président Francois Mitterrand s’était trouvé face à une majorité parlementaire de droite hostile à sa politique. En prononçant la dissolution de l’Assemblée nationale, Mitterrand demandait une majorité de soutien afin d’exercer sa politique (il s’agit d’une dissolution d’ajustement), en vue de retrouver une adéquation avec la majorité.

- Toutefois, « la dissolution du 30 mai 1968 a été prononcée afin de sortir de la crise et du désordre sans qu’il n’y ait nécessairement eu de conflit entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale. Le Président sollicite alors l’arbitrage populaire en vue d’une rupture de la crise ». (source wikipédia)

Mais l’exemple le plus mémorable de dissolution semble être à mes yeux celle de 1997 (voir le Discours de Chirac ici), dont on prête l’idée à Villepin, alors secrétaire général de la présidence de la République…

Il est particulièrement édifiant de lire ce qu’écrivait Baudrillard en 1997 lorsque Chirac a commis ce qui reste encore dans le souvenir de beaucoup comme une monumentale bourde.

Passons à présent aux arguments avancés par les uns et les autres.

Julien Dray, dans une interview accordée aux Inrockuptibles demande à Nicolas Sarkozy de « dissoudre l’Assemblée nationale » parce qu’il y aurait dans l’esprit du peuple de France une forme de colère sociale ainsi qu’ « une impression de frustration par rapport aux promesses de Nicolas Sarkozy en 2007 et l’espoir qu’il avait de faire bouger la société. »

« Nicolas Sarkozy doit poser aux Français la question de la confiance qui lui est accordée, ce qui passe par une dissolution de l’Assemblée. Si le Président ne résout pas le problème maintenant, il prend le risque que la situation s’éternise pendant encore deux ans. ». (Il continue d’ailleurs à évoquer, à juste titre selon moi, ce risque de pourrissement de la situation économique et sociale sur son blog. Voir ci-après…).

Le Même, sur LCP,  avance qu’une dissolution serait nécessaire pour « remettre de l’ordre dans la tête » des Français dans ce « climat judiciaire » qui est aussi le « prolongement d’un malaise politique« .

« Regardez l’état dans lequel on est aujourd’hui, imaginez ce que ça va être (d’ici à 2012). Parce que ça ne s’arrêtera pas« , a-t-il déclaré sur RTL . « Mais je pourrais dire aussi un référendum » sur les retraites.

Enfin, sur son blog, jeudi dernier, dans un billet intitulé « Pourquoi il faut dissoudre ? », il avançait également les arguments suivants :

- l’époque et la situation actuelle nécessitent un changement de programme économique et social d’ampleur, qui ne correspond pas au registre idéologique et programmatique de Sarkozy.

« Un tel chantier nécessite un gouvernement fort, soutenu par une majorité qui soit au diapason avec lui, et légitimé par un fort soutien populaire. Un tel chantier nécessite tout simplement que règne la confiance entre le pays et ses gouvernants. Chacun mesurera la distance entre ces conditions et la situation actuelle. »

- De toute évidence, la majorité qui avait été élue en 2007, dans un contexte radicalement différent de celui que nous connaissons aujourd’hui, a épuisé ses ressources, et n’a plus assez ni de ressort, ni de perspectives programmatiques pour faire face aux défis actuels. Ce serait respecter le peuple français que de le reconnaître.

JM Le Pen, lui, juge la dissolution nécessaire car, je cite il y aurait une «  rupture de plus en plus large entre le pouvoir et le peuple« , caractérisée notamment par « l’abstention considérable » dans les élections… On connait son antienne sur le tous pourris et corrompu sauf moi, le discours est usé, même sous les traits de sa blonde fille… Les arguments sont toujours aussi faibles, par delà l’antipathie que j’éprouve pour le(s) personnage(s).

Hollande  est contre car il y a « une élection est prévue pour 2012, il faut la préparer et donc mieux vaut gagner une élection présidentielle – je parle d’expérience – que de gagner des élections législatives et de faire une cohabitation« .

Pour terminer ce billet et tenter de définir ma propre position, je voudrais citer Baudrillard encore :

«  On voit ainsi un Président dissoudre sa propre majorité absolue pour refiler le pouvoir à une gauche qui ne s’attendait visiblement pas à ce cadeau empoisonné, mais qui est bien forcée de le prendre. »

Veut-on encore de cette pomme empoisonnée là ?

Moi pas. Je me souviens trop à quel point la cohabitation qui s’en est suivie a jeté de discrédit sur la politique en général, le PS en particulier, et combien l’idée de gauche ne s’en est pas trouvée grandie… Au point qu’il me semble qu’on peut trouver dans celle-ci l’une des causes de la survenue d’une terrible surprise au second tour de la Présidentielle de 2002… Est-ce que vous en voulez encore ?

Quelques blogs qui évoquent le sujet (je veux bien rectifier la liste si j’en ai oubliés, comme dab)

Le blog zéro-un

Cpolitic, Ici ou , et encore là, sur médiapart ! (purée, la classe !)

Sarkofrance, en coulisses,

Luc Mandret, dans sa version personnelle de lettre au Président(Il faut sauver le petit Nicolas)

(à la suite de ce billet, Nicolas dit d’ailleurs « Le pire est qu’il pourrait bien dissoudre, effectivement, mais ne pas démissionner… C’est la meilleure solution pour être élu en 2012… », ce en quoi je suis plutôt d’accord…

et enfin le savoureux Causeur, dans le billet Une seule solution, la dissolution , avec comme sous-titre « Cohabiter pour ne pas mourir » ne laisse planer aucun doute sur son positionnement idéologique… :

« Reste la seule solution raisonnable qui peut permettre à Nicolas Sarkozy d’espérer un second mandat : la dissolution de l’Assemblée nationale. Cela peut très bien se vendre au peuple : « J’ai compris votre message et j’en tire les conséquences. Je vous demande de me renouveler solennellement votre confiance en élisant une majorité sur un programme que je vais vous présenter pour les deux années qui viennent. » Naturellement, il sera battu, cohabitera pendant deux ans avec Martine Aubry et sera triomphalement réélu en 2012. Élémentaire, mon cher Guéant. »

Plus de détails techniques sur le sujet

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La cgtCommuniqué de la CGT

Une rentrée qui va compter !

vendredi 23 juillet 2010

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a examiné le projet de loi sur la réforme des retraites. Si les travaux de cette commission constituent un passage obligé dans la procédure législative, c’est bien l’étape qui s’engagera, d’abord à l’Assemblée nationale le 6 septembre, puis au Sénat, qui sera décisive.

Comme on s’y attendait, le débat n’a pas eu lieu. Gouvernement et parlementaires UMP ont fait feu de tout bois pour empêcher la discussion sur les points les plus importants de la réforme, en particulier le report de l’âge légal (62 ans) et de l’âge du taux plein (67 ans).

Ainsi, tous les amendements qui contestaient le fond de la réforme ont été jugés irrecevables, sous couvert de l’article 40 de la constitution. Par ailleurs, les temps de parole étaient chronométrés, chaque intervention ne pouvant excéder 2 minutes.

Les quelques amendements adoptés par la commission n’affectent pas la teneur du projet et son caractère régressif.

Jamais une réforme d’une telle importance n’avait été traitée avec un tel mépris de la démocratie la plus élémentaire. C’est d’abord la démocratie sociale qui a été foulée aux pieds. C’est maintenant la démocratie politique.

La majorité parlementaire est apparue plus que jamais aux ordres du Medef avec des propositions d’amendements tendant à durcir le texte du gouvernement.

Ce dernier a joué la modération, souhaitant conserver pour septembre quelques marges de manœuvres. Cette posture confirme la pertinence du rendez-vous du 7 septembre prochain.

Seule la mobilisation la plus large des salariés, dès le 7 septembre prochain, permettra d’imposer d’autres choix à ce gouvernement.

Montreuil, le 23 juillet 2010

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