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  • gauchedecombat 07:27 on 27 November 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , capitalisme, , , , , , , guadeloupe, LKP, ,   

    un vrai combat en rouge et noir 

    Là-bas, eux, au moins, ils se battent… Vraiment Résistance !

    .

    LIYANNAJ KONT PWOFITASYON (Collectif contre TOUTES les Exploitations)


    LIYANNAJ KONT PWOFITASYON KA DEKLARE :

    COMMMUNIQUÉ DE PRESSE relatif à la Mobilisation des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe

    Ce sont plus de 25 000 personnes qui ont manifesté en conscience, en fierté et en dignité dans les rues de Pointe-à-Pitre à l’appel du LKP pour exiger notamment :

    • L’application pleine et entière de l’ensemble des dispositions de l’Accord BINO
    • L’application pleine et entière du Protocole d’Accord du 4 Mars 2009
    • L’arrêt de la répression antisyndicale
    • La poursuite des négociations sur les autres points restant à examiner

    Ce n’est pas le récent vote du Sénat, désavouant Mme PENCHARD, en reconnaissant que le RSTA est un complément de salaire, non déductible de la prime pour l’emploi, et non pas une allocation comme le prétendait la Ministre des Colonies qui nous fera baisser les bras.

    Ce ne sont pas les communiqués de certains voulant s’octroyer la victoire des luttes des Travailleurs qui nous feront reculer.

    Ce n’est pas non plus les tentatives de diabolisation, de criminalisation ni d’intimidation qui feront taire le désir du Peuple de Guadeloupe à instaurer des nouveaux rapports sociaux et économiques plus justes et plus équitables.

    Le LKP appelle l’ensemble des Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à rester mobilisés et à se préparer à descendre dans les rues à la moindre hausse des prix des carburants.

    Nou paka fè dèyè !!

    Tous au Meeting

    Vendredi 27 Novembre 2009 à 19h00
    devant le Palais de la Mutualité à Pointe à Pitre

    Pour le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

    Elie DOMOTA
    Lapwent, le 25 Novembre 2009

     
  • gauchedecombat 08:11 on 24 November 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , , capitalisme, , front populaire, , , , PS; régionales   

    Karl, la Lorraine, et les (non ?) marxistes. 

    Dans un précédent billet sur la stratégie électorale du PCF en Lorraine (voir ici), Karl m’interpelait pas plus tard qu’ hier sur sa crainte de me (nous) voir “amalgamer les militants communistes aux manœuvres de la direction en Lorraine”… ce commentateur sympathique et désemparé tenant à préciser ensuite :  “Nous sommes de nombreux militants communistes en Lorraine à regretter amèrement cette décision.”.

     


     

    Donc, petit message personnel à Karl : t’inquiètes pas, l’ami, je suis moi-même militant, même s’il s’agit d’un autre parti, néanmoins cousin, et je ne confonds pas les manœuvres  électoralistes de certains dirigeants, qui tentent si maladroitement de conserver leurs petits strapontins, avec l’action en profondeur d’individus qui, comme nous, sommes davantage mus par nos convictions que par l’appât du gain ou des calculs d’intérêts divers et variés, au risque de déplaire aux professionnels de la politique… Dont certains dirigeants du PCF en Lorraine dans lesquels nous ne reconnaissons pas notre propre conception de la politique, un peu moins… utilitariste et alimentaire.

     


     

    Je pense par ailleurs que ce genre de stratégie à court terme qui se veut pragmatique est ruineux à moyen et long terme,  comme je l’ai déjà expliqué à certains  des dirigeants du PCF locaux,  pour diverses raisons  dont deux points essentiels  que je vais tenter de résumer ici :

     

    tout d’abord, cette position de s’allier dès le premier tour avec le PS est intenable en termes de cohésion idéologique. Les communistes n’étant pas à ma connaissance de fervents supporters du capitalisme, ils ne sauraient cautionner et soutenir une certaine gauche (la partie la plus à droite du PS) qui s’est compromise dans  la mise en œuvre très concrète de celui-ci, ou qui s’est contentée d’accompagner benoîtement, parfois même à son insu le processus de libéralisation outrancière de l’économie dans la quelle l’Europe a toute sa part, et qui nous a conduit à cette crise et aux méfaits que tout un chacun peut constater : délocalisations, privatisations et démantèlements de services publics, plans de licenciements massifs, déni de démocratie à l’occasion du référendum de 2005, à l’occasion duquel les français avaient pourtant significativement voté NON ! je n’ai guère entendu de dirigeants socialistes (à part peut-être sur son aile gauche) se scandaliser alors de ce que le gouvernement de Sarkozy se soit assis sur ce vote… Qui contrairement à ce que d’aucuns se sont plus à propager est moins anti-européen qu’anti-libéral.

     

    Deuxième point de mon argumentation,  le fait qu’en agissant ainsi, la direction du PCF en Lorraine participe à son (humble : 3;5 %) niveau au phénomène d’abstention qui par la part importante qu’elle atteint désormais mine notre démocratie.

     

    Comment en effet avoir envie de voter quant on assiste à de tels revirements qui relèvent de la double personnalité ou en tous les cas d’une attitude intellectuelle pour le moins inconstante ?

     

    Comment avoir envie de voter quand on voit qu’un parti appelle à voter avec ses amis de la gauche du PS pour le front de gauche aux européennes, puis change aussi cyniquement d’avis seulement quelques mois après, et se rallie dès le premier tour des régionales avec les socialistes, hier encore à leurs yeux vils ennemis honteusement sociaux-démocrates et sociaux traîtres…

     

    Comment avoir envie de se déplacer vers les urnes quand on voit que certains politiques  (qui discréditent l’action des autres) ont plus d’intérêts pour leur propre petite place que pour l’intérêt collectif ?

     


     

    Par ailleurs, cher Karl, je t’informe que j’ai rencontré personnellement plusieurs militants sincères comme nous, dont des responsables de section communistes qui se sont sentis pour le moins “baladés” par leur direction, et notamment sur le contenu du référendum proposé aux votes des militants. La nature, la formulation et le contexte des questions sont tels que cela relève à mon humble avis de questions scandaleusement orientées dans lesquelles la réponse est déjà dans la question.. Les lecteurs jugeront au vu des pièces du dossier ci-après…

     


     

    referendum pcf

     

    A propos des régionales de 2010, les délégués à la conférence régionale du PCF avaient débattu le 14.11.09 sur les 2 orientations suivantes, citées textuellement:
    1. soit “une liste du front de gauche élargie au mouvement social et écologique au premier tour pour rassembler les forces de gauche au deuxième tour “.
    2. soit ” un rassemblement dès le premier tour incluant l’ensemble des forces de gauche nous permettant de créer un rapport de force suffisant pour garder la région à gauche et battre la droite“.
    Les délégués s’étaient prononcé à 64 % sur cette deuxième orientation.
    Les 19 et 20 novembre les adhérents lorrains du PCF ont été appelés à faire part de leur choix entre les deux options libellées comme suit :
    • êtes-vous d’accord avec le vote majoritaire de la conférence régionale ?
    •  êtes-vous d’accord avec la proposition minoritaire ?

    Alors, les amis, envie d’être minoritaires ?

     

    Tout cela pour te dire, cher Karl, que je suis de tout cœur avec toi, comme avec tous les militants et sympathisants d’une gauche non frelatée, qui a pour projet de mettre en œuvre une véritable alternative politique, un autre projet de société, vraiment à gauche, humaniste, républicain et social, dans toutes les régions sous la bannière du Front de Gauche.

     

    Toutes. Non, hélas. Sauf une : la Lorraine.

     

    Continuons d’espérer que les votes des sympathisants, militants et électeurs potentiels d’une Autre Gauche se rejoindront dans les urnes, en Lorraine aussi, même s’il devient nécessaire d’inventer une autre appellation pour cette liste.

     

    Alors, l’ami Karl, partant avec nous, pour un nouveau Front Populaire ?

     

    Qui aime la (vraie) gauche nous suive !

     

    Et vive la Résistance !

     

     

     

     

     

     

     

     
    • DeProfundisMorpionibus 12:52 on 24 novembre 2009 Permalien

      Et de la droite du P”s” au Modem et à Europe écologie…

      il n’y a qu’un petit pas…

      Et de petits pas en petits pas…

      On fait vite le grand écart…

      Misère…

    • Karl 15:55 on 24 novembre 2009 Permalien

      Rien à retirer, merci, merci ! ça fait du bien à lire, et pour le front populaire, il est en route, avec ou sans eux.

  • gauchedecombat 18:51 on 9 November 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , capitalisme, Fiterman, , , , mur de Berlin   

    gauchedecombat minimaliste… 

    .

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    « Le mur que nous devons faire tomber à présent, c’est celui de l’argent ».

    Charles Fiterman, ce matin vers 9H00, sur France Info.

    .

     
    • gael 19:20 on 9 novembre 2009 Permalien

      “l’homme construit trop de murs et pas assez de ponts” – Isaac Newton

    • Zoë Lucider 21:26 on 9 novembre 2009 Permalien

      Je l’ai entendu, il semblait dissonnant dans ce concert de gorges chaudes et pourtant le seul à rappeler une évidence soigneusement occultée

    • gauchedecombat 21:38 on 9 novembre 2009 Permalien

      Dissonant mais sonnant juste, là ou d’autres ont préféré la mièvrerie et les discours convenus… ou qui se contentaient de jeter l’opprobre sur des allemands de l’Est qui préféraient dire que tout n’était pas si noir, ni si blanc, là bas… La réalité est effectivement certainement plus nuancée que ce que BHL en pense… Le communisme n’est toujours pas pour moi une insulte. La tyrannie d’où qu’elle vienne, elle, si.

    • des pas perdus 09:26 on 10 novembre 2009 Permalien

      il y a tant de murs…

    • eric citoyen 09:42 on 10 novembre 2009 Permalien

      Celui là n’est pas prêt de tomber ! :-( (

  • gauchedecombat 07:53 on 5 October 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , capitalisme, , , , , , , , ,   

    et moi qui aimais tant l’Europe… 

    Dublin_122

    (une image issue de la Photothèque du mouvement social)

    .

    Comme en Roumanie lorsque Ceausescu envoyait ses chars pour détruire les villages en 1989 afin de faire du passé table rase pour un monde meilleur car à son image, pleine d’une sûre modernité, voilà que l’Europe est en marche à grands coups de directives vers un modèle économique et social unique, à l’image des Barroso, Bolkenstein et consorts…


    Un modèle qui ne s’embarrasse manifestement pas de considérations d’ordre éthique, historique, social ou sociétal : foutaises que tout cela. La parole est au seul marché, « libre et non faussé ». Pourtant, peu en sont conscients parmi ceux qui ont voté (ou pas…) en juin dernier… Si persuadés que ce grand machin ne sert à rien… Vraiment ?


    Les services publics sont une entrave ? Réduisons les à leur plus simple expression ! Les français ont voté Non ? On se passera de leur consentement… (avec Sarkozy, tout est possible !). Les irlandais aussi ?  Qu’à cela ne tienne, on les fera revoter… jusqu’à ce qu’ils s’expriment dans le bon sens : celui que nous attendons. Quitte à leur promettre monts et merveilles. Les promesses n’engagent que les imbéciles qui y croient, selon l’expression con-sacrée. Déni de démocratie ? Cela n’est pas si simple, mon bon Monsieur, le monde est bien plus complexe que vous ne le croyez, arrêtez de voir le mal partout !


    En attendant, le citoyen n’est pas aveugle, voit et vote. Ou ne vote plus, écœuré qu’il est si légitimement par une telle mascarade… L’abstention est peut être idiote, mais si compréhensible.


    Arrêtons de prendre les gens pour des cons. Agissons. Il s’agit de leur redonner leur parole perdue, à l’instar de cette votation citoyenne sur l’avenir de la poste, qui s ‘est terminée samedi, et que nos adversaires politiques traitent avec tant de mépris (leur ferait-elle si peur ?) comme Estrosi qui évoque à son endroit une manipulation stalinienne… Pauvre crétin inculte.


    Moi, je préfère repenser à ce vieil homme courbé, devant la Poste de mon trou du cul du monde à moi, manifestement immigré, avec un enfant au teint sombre et aux cheveux crépus qui s’agrippait à son bras, si ému de voter, nous demandant s’il pouvait quand même, qui m’a rappelé fort douloureusement les promesses non tenues d’une certaine gauche… Et qui montre à lui seul à quel point nous n’en avons pas encore fait assez.


    Rien que pour lui : que vive la résistance !

    .

     
    • Gwendal 08:01 on 5 octobre 2009 Permalien

      Reste à savoir ce que l’opposition fera de cet élan démocratique…
      Quand je dis opposition, je pense au PS, et quand je pense au PS, j’ai comme un doute…

    • gauchedecombat 08:32 on 5 octobre 2009 Permalien

      Gwendal : j’ai le même…

    • aliciabx 12:25 on 5 octobre 2009 Permalien

      L’Europe qui se profile ne dit rien qui vaille.
      Un espoir peut-être en Grèce avec le PS qui monte et serait élu.
      Brvo à cette voattion qui devrait faire des émules.

    • des pas perdus 13:54 on 5 octobre 2009 Permalien

      C’était vraiment sympa cette votation, les gens étaient particulièrement réceptifs.

    • gauchedecombat 14:21 on 5 octobre 2009 Permalien

      oui, j’ai beaucoup aimé débattre dans la rue avec les gens… d’accord ou pas. Une vraie leçon de démocratie, n’en déplaise à nos détracteurs. j’ai bien vu à quel point les gens avaient besoin de s’exprimer. Et en avaient marre de subir… Par ailleurs, le fait d’être rassemblés à gauche, malgré les états majors nous a redonné du punch, localement… On en avait besoin !

    • DeProfundisMorpionibus 11:59 on 6 octobre 2009 Permalien

      “Reste à savoir ce que l’opposition fera de cet élan démocratique…”

      La même chose que ce qu’ils ont fait du vote contre le traité européen…

      Rien…

      Quand les dirigeants du p”S” paient l’ISF, il n’y a plus de “S” qui tienne…

      Tous le Pouvoir au Peuple…

      Misère…

  • gauchedecombat 16:25 on 2 October 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , , capitalisme, , , , , , , , partage des richesses, , , , traité de Lisbonne   

    Pour une gauche de combat 

    peuple

    UN PARTI DE GAUCHE FACE À LA CRISE

    Pour le grand nombre qui vit de son travail, la crise n’est pas finie. Elle s’aggrave.

    Le chômage continue d’augmenter avec 5 millions de personnes privées d’emploi.

    Mais tandis que le peuple souffre, les responsables du désastre continuent comme avant.

    Les actionnaires continuent de faire la loi. L’affaire Molex le montre bien. Des fonds de pension américains ont pillé l’usine Molex, délocalisé la production et mis la main sur les brevets et les savoir-faire. Malgré trois condamnations par la justice, ils ont refusé d’appliquer la loi française et les obligations prévues pour les plans sociaux.

    Pourtant, le gouvernement a décidé d’appuyer la reprise de Molex par un nouveau fonds de pension américain. Pour un 1 € symbolique, celui-ci met la main sur une entreprise bénéficiaire. Il encaisse plusieurs millions d’aides publiques alors même qu’il ne s’engage à conserver que 20 salariés sur 283.

    Le productivisme continue de préparer une catastrophe écologique. Mais tandis que la taxe carbone décidée par le gouvernement frappera les particuliers, les gros pollueurs sont exonérés, le transport routier est encouragé au détriment du rail, les délocalisations se poursuivent avec les milliers de kilomètres de transports qui en découlent au détriment de l’environnement.

    L’Europe libérale continue sa course folle. Barroso, le président de la Commission européenne, en appliquant son dogme de la concurrence libre et non faussée, a libéré la folie financière sur l’Europe, ruiné nos services publics et détruit nos droits sociaux. Mais il est largement réélu président de la Commission européenne avec le soutien de la droite et l’aide du Parti socialiste européen.

    Les banques continuent de spéculer tranquillement. Les grandes banques françaises font discrètement des provisions de plusieurs milliards d’euros pour verser de nouveaux bonus à leurs traders. Le gouvernement de droite se contente de leur faire les gros yeux. D’ailleurs il n’y a pas de représentants de l’Etat dans les conseils d’administration des banques malgré les milliards d’aides publiques versés. Et toujours pas de loi anti-bonus alors que Sarkozy avait promis une nouvelle législation «avant Noël 2008».

    La destruction des services publics continue. La vague dramatique de suicides à France Télécom nous rappelle le désastre de la libéralisation des services publics. Mais les vies brisées n’arrêtent pas le gouvernement, qui prépare la privatisation de la Poste, la mise en concurrence du rail, et supprime des milliers de postes dans les écoles. Il faut arrêter cela. On peut gouverner la France autrement.

    On peut partager les richesses, instaurer une planification écologique face à la catastrophe environnementale, sortir du traité de Lisbonne, refonder la République pour redonner le pouvoir au peuple.

    Pour cela, il faut que le peuple s’en mêle comme il l’a fait lors du grand referendum sur la Constitution libérale de l’Europe. C’est l’objectif du Parti de Gauche.

    Le Parti de Gauche est un outil d’éducation populaire qui combat les valeurs dominantes de l’argent, de la consommation effrénée, de la compétition meurtrière entre les hommes. Il regroupe des femmes et des hommes dont c’est le premier engagement politique ou d’autres venus de tous les horizons de la gauche. Il défend la constitution d’un Front de gauche permanent dans les luttes sociales et dans les élections, pour rassembler toute l’autre gauche et la mettre en situation de constituer une nouvelle majorité populaire.

    Venez construire une autre gauche pour un autre avenir.

    Rejoignez le Parti de Gauche !


    1453957-1932525

     
    • des pas perdus 16:49 on 3 octobre 2009 Permalien

      c’est déjà fait…

    • philippe 16:54 on 3 octobre 2009 Permalien

      J’aimerai tellement non pas un mouvement appartenant à une direction, mais je souhaiterai que les citoyens adhèrent à un rassemblement, aujourd’hui l’abstention est très importante, parce que des responsables politique de gauche comme de droite ont profité du système. Un simple salarié peut il arrivé en haut de l’échelle ?

  • gauchedecombat 06:29 on 1 October 2009 Permalien | Répondre
    Tags: capitalisme, , , , , , , , , , , , , , , , ,   

    De gauche à droite : le mur du capitalisme 

    En rediffusion (déjà publié le 30 juillet 2009), ce billet dont je suis plutôt fier… Et c’est rare. Pour une fois que je fais dans l’analyse plutôt que dans l’humeur… et la réaction !

    Être de gauche,  c’est quoi ?

    marinetti-Futurismo

    Puisque certains m’accusent obstinément d’être davantage dans l’anathème que dans la réflexion et la profondeur (ceci dit, la vacuité idéologique et culturelle est aussi une forme de profondeur abyssale…), il m’a semblé intéressant de m’interroger sur les valeurs qui fondent mon positionnement politique, et sur ce qui, selon moi, définit ma gauche à moi.

    D’aucuns, ici et là, et non des moindres (au point qu’il semble présomptueux de s’y mesurer) tentent de nous démontrer que le clivage gauche/droite serait désuet, et que ceux qui s’en revendiquent sont à jeter au grenier des choses surannées… nous refoulant ainsi commodément dans le camp des archaïsmes, comme cela est habituel dans une droite qui s’est toujours voulue plus moderne que les autres. Une référence historique et culturelle est ainsi à rechercher en écho dans le mouvement italien du futurisme et des valeurs qui l’animaient (c’est le cas de le dire), d’où l’illustration de ce billet.

    Ce rapprochement qui pourrait paraître tiré par les cheveux n’est en effet pas sans ressources éclairantes quant à la situation qui est la nôtre aujourd’hui en politique… Il suffit de lire le manifeste du futurisme de Marinetti, qui se voulait si moderne, pour s’en convaincre,  et voir d’un autre œil les beaux discours des Valls, Sarkozy, et autres tenants d’une pseudo- modernité jamais explicitée… principe d’une idéologie qui se réfugie derrière un paravent de pragmatisme convenu et irréfutable.

    Pourtant, jamais ces notions de droite et de gauche n’ont été aussi symboliques à mon sens d’une ligne de partage politique en termes de perception d’un projet sociétal, n’en déplaise à ses détracteurs, qui ont un intérêt stratégique flagrant à sa dissolution. Car sans mot d’ordre, pas de combat… Le flou idéologique sert à beaucoup, à droite comme à gauche, pour tenter de rassembler le maximum d’électeurs. Mais cela est un calcul à la petite semaine, la part de plus en plus importante d’abstention étant là pour le prouver, en l’absence de programme significatif clair.

    Il n’est pas anodin de se pencher un tantinet sur l’origine de ce clivage, premiers instants de ce qui allait devenir une République, en Septembre 1789 : à l’assemblée nationale, les députés qui souhaitaient que le roi conserve sa puissance et son autorité se placèrent à droite de l’assemblée, et les autres, hostiles à la monarchie, favorables à la démocratie, se placèrent à gauche… Cette indication ne vous donne-t-elle pas déjà une autre perception quant au culte du chef qui prévaut à droite ? Et que notre (si petit) empereur de tous les français (sauf moi) est en train de porter à son paroxysme de manière éhontée en concentrant tous les pouvoirs, politiques, économiques et médiatiques ?

    Cependant, il s ‘en est fallu de peu (selon wikipédia) pour que ce clivage prenne un autre tour : l’opposition entre montagnards et girondins, ce qui aurait peut-être rendu le débat actuel plus lisible… quelques têtes coupées après !

    A brûle-pourpoint, sans trop me prendre la tête, je dirais que ce qui définit pour moi les différences droite/gauche relève d’une échelle de critères sociétaux prioritaires. Là où la droite a comme valeur transcendantale la place de dieu ou le marché (« dieu est grand et l’argent et son prophète » – Okakura Kakuso), la gauche privilégie la place de l’être humain, et l’intérêt collectif.

    Comme j’y ai déjà réfléchi dans un précédent billet où j’ai tenté de me mettre dans la peau d’un mec de droite, comme m’y a invité le taulier de Back2basics, à la suite de Maxime, les autres valeurs (s’ils le pouvaient , ils les coteraient en bourse !), qui me semblent caractériser la droite française sont l’ordre, le travail et la famille, la patrie (ou la nation), et l’autorité. Pas besoin de développer pour illustrer ces substrats idéologiques, ils sont au cœur de la plupart des discours. Suffirait d’y rajouter La prédominance des intérêts économiques sur tout autre (y compris les droits de l’homme, comme l’a si bien montré l’attitude notre président lors des jeux olympiques notamment, ou les intérêts écologiques et culturels).

    A ma gauche, (qui n’est manifestement pas celle de tous…), la place de la notion non pas d’égalité (personne n’est égal à personne !), mais d’équité m’apparait comme fondamentale pour garantir la paix sociale et l’intérêt collectif, autre valeur qui selon moi nous caractérise, et permettrait d’assurer notamment une redistribution moins outrancièrement inégalitaire des richesses qui ne peut que générer, à moyen terme, de la violence… La concentration des privilèges est en effet devenue bien trop évidente, et médiatiquement surexposée, là où elle pouvait paraître plus discrète autrefois.

    Cependant, force est de constater que « très rares sont les responsables socialistes qui partagent leurs propres revenus ou leur fortune à soulager la misère d’autrui »… Mais ceux-ci ont tellement bien profité de l’ascenseur social aujourd’hui disparu (si tant est qu’ils soient issus de milieux populaires) qu’ils sont parvenus à un statut de classe moyenne voire aisée qui les rend bien impropres et peu crédibles à défendre d’autres intérêts que ceux de leur propre classe… d’où une certaine confusion idéologique qui ne permet pas au commun des mortels de les distinguer de responsables de l’UMP, hormis un certain vernis légèrement social… histoire de faire bonne figure, comme autrefois les dames patronnesses d’œuvres de bienfaisance… La place de la religion, à l’UMP comme à au PS n’est en effet pas anodine pour entretenir un certain flou… et une certaine proximité.

    Ma gauche à moi est également davantage préoccupée de la question du logement social, et de la place que les communes (même de gauche, hélas) réservent à nos concitoyens parmi les moins aisés, surtout en période de crise. Et force est de constater à l’épreuve de certaines études, que l’on est encore loin du compte pour garantir à chacun un logement décent, dont le poids ne ponctionne pas la quasi totalité des revenus… au détriment du reste : santé, éducation, loisirs autres que bêtement télévisuels grand public, culture, retraites…

    Enfin, pour tenter de faire court (les billets longs ne sont pas lus, limite fondamentale de l’exercice du blogage, qui favorise hélas la superficialité…), la tolérance envers les immigrés, les homosexuels, les populations sujettes à discrimination me semble être plus grande à gauche qu’à droite, comme le montre statistiquement le travail de Pierre Bréchon ici. Et cela sans parler outre mesure de la position des uns et des autres face à la peine de mort (il serait trop risqué de réveiller les vieux démons) dont la droite est si friande…

    Je terminerai par l’évocation d’un thème central qui m’est cher. Car le socialisme est ma vraie famille. Cependant, au PS, qui ne saurait s’ accaparer l’exclusivité du terme et de sa réalité politique, deux doctrines coexistent, manifestement difficilement : le socialisme (dans ce sens là) et la social démocratie (dans ce sens ci). Ce qui nous amène à nous interroger sur la place de l’économie à droite et à gauche (la mienne) : pour moi, pas de prise de tête : soit on est pour le libéralisme et le capitalisme, profondément inégalitaires et sources de tensions sociales, de grandes injustices, de comportements anti-sociaux et allant à l’encontre de la préservation de la planète, soit on souhaite de nouvelles alternatives économiques qui replacent l’être humain au cœur du projet politique économique, comme tentent de le faire les alternatifs, les alter-éco, et ceux qui agissent en faveur de l’économie sociale et solidaire.

    Vous avez donc à présent une partie des éléments de nature à vous positionner d’un côté ou de l’autre de la ligne, rouge ou jaune. A vous de choisir votre camp.

    Pour ce qui me concerne, c’est tout vu :

    images

    et maintenant, un peu d ‘émotion… de gauche ?

     
    • la fleur 21:39 on 1 octobre 2009 Permalien

      putain, j’me suis jamais posé tant de questions, pour me situer à gauche .. :-)

      j’ai constaté mon état à 14 ans et quelques jours , soit juste après que j’eusse pris la musette.. ( entendre par là aller bosser à l’usine , pour les non-initiés )

      :-)

  • gauchedecombat 15:19 on 15 September 2009 Permalien | Répondre
    Tags: capitalisme, , , , , plans sociaux, , Villemur sur Thur   

    Monsieur Estrosi est notre sauveur 

    keepvid-keep-it-after-L-3

    .

    20 à 45 selon les syndicats, 50 à 70 selon les repreneurs, ce serait le nombre d’emplois sauvés sur le site de Molex à Villemur sur Tarn, là où il y en avait encore 283 avant l’été… Quel beau miracle !


    Tout cela pour 7, 6 millions d’euros d’investissement (1 million en capital pour HIG, un fonds d’investissements, et 6,6 millions pour l’Etat), voilà qui fait cher du salarié… Même si chaque emploi sauvé est une famille de moins à la rue, j’en conviens.


    Oh bien sûr, pour Monsieur Estrosi, l’honneur est sauf, qui s ‘en tirera par une pirouette en agitant devant les yeux des journalistes ébaubis la promesse de création de plusieurs centaines d’emplois à terme… Comme cela a été le cas sur le site de Daewoo en Lorraine il y a dix ans (400 millions de francs d’aides publiques, pour 1200 emplois supprimés trois ans après, selon les termes mêmes du rapport du Commissaire au Plan).


    Cela sent la manœuvre politique à plein nez, destinée à calmer l’opinion publique, en une période où chacun sent le durcissement des conflits sociaux et la violence couver sous les plans de licenciements à répétition….


    Mais il ne faut pas prendre les Molex pour des mollusques, la classe ouvrière n’a pas une mémoire de poisson rouge : elle panse ses plaies en accusant le coup, mais en elle fermente longuement mais sûrement un grand soir…  Même si on en sait pas encore lequel.


    Résistance !

     
    • des pas perdus 06:23 on 16 septembre 2009 Permalien

      Je me demande si l’Etat n’aurait pas mieux fait d’investir seul pour aider les ouvriers à transformer l’usine en coopérative ouvrière… En effet, là ce n’est pas grand chose pour beaucoup de thunes avec peut-être dans un an le départ du repreneur… Bref, j’ai l’impression que c’est un coup monté, une petite aide du patronat en échange de cadeaux pour sauver la comm’ des sarko boys.

    • stef 07:23 on 16 septembre 2009 Permalien

      Oui, les ouvriers dont je suis, sauront s’en souvenir cette fois. Trompés par la droite et l’extrême gauche, qui en temps de crise n’auront pas su proposer une alternative…
      Pour ce qui est de nationaliser en parti ce genre d’entreprise, pour les relancer et sauver l’emploi, cela aurait dû être des contreparties des milliards prêtés aux banques pour relancer l’économie.

    • gauchedecombat 11:37 on 16 septembre 2009 Permalien

      Et oui stef, je suis d’accord, des milliards injectés tant dans les banques que dans les soi-disants plans de relance et autres sauvetages d’entreprises, la procédure est toujours la même : aucune contrepartie n’est exigée et voila qui estplus que choquant moralement, surtout quand ils ‘agit d’un fond d’investissement comme HIG…. alors que le particulier, lui, en est toujours à tirer la langue à la fin du mois…. et à voir le peu d’avantages et de drotis qu’il avait encore rognés au fur et à mesure pour se retrouver réduits à la portion congrue. Belle justice.

    • Alex 19:41 on 16 septembre 2009 Permalien

      Ouhahaha, la geule du site de Sego ;)
      Et dire que cette femme pretend etre moderne et diriger un jour la France.
      Elle a payé 40.000 euros ce qu’un logiciel freeware ferait en mieux.
      Faut pas demander ce qui se passerait avec les finances de la France si elle prenait le pouvoir. Enfin, heureusement, elle a un petit côté Poulidor.

  • gauchedecombat 05:32 on 17 August 2009 Permalien | Répondre
    Tags: capitalisme, , , , ,   

    Lou Peillon, le ravi de la crèche… 

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    Peillon, le Ravi de la crèche….

    Courant après une déclaration de Monsieur Vincent Peillon, proche de Sainte Ségolène, la royale, prêchant la fraternité alors que ces zélotes eux ne la pratiquent guère, plusieurs blogueurs (et gueuses) ont choisi de commenter ce modeste berger, qui a pour noble ambition de réunir toute la gauche gauloise.


    je ris. Jaune. Car prétendre rassembler alors que l’on est rien ou si peu sur l’échiquier politique, n’est-ce pas un peu.. comment dire… Démagogue ?


    Surtout quand on vise à dépasser une certaine ligne de démarcation. Qui traverse le PS de part en part… Qu’à force de nier, il est en train d’imploser…


    Capitalisme ? Ou pas… Telle est la question.


    Pour moi, il n’y en a plus.


    Rouge !


    et…

    Résistance !


    (le ReR, la meilleure façon de se déplacer… à gauche !)


     
    • Gwendal 06:06 on 17 août 2009 Permalien

      C’est du grand n’importe quoi ce type ! Un tel rassemblement est contre-nature, et fait table rase du moindre fondement idéologique.
      Ce qui fait la différence entre la gauche et la droite, ce sont justement des convictions fortes et des idéaux. Devrions-nous les laisser tomber au nom du pouvoir. Je ne crois pas. En tous cas moi, jamais.

    • des pas perdus 06:48 on 17 août 2009 Permalien

      Peillon est l’archétype du politicien déconnecté de la réalité, chouchou des médias parce qu’il présente bien et représente une gauche qui a depuis longtemps oublié pourquoi elle est de gauche.

      Peillon rêve d’une alliance allant du PS au MoDem en passant par le PCF ? ça prouve qu’il désire la dissolution de la gauche comme en Italie.

      On relira avec plaisir cet article

      http://www.monde-diplomatique.fr/2008/12/A/16628

    • des pas perdus 06:52 on 17 août 2009 Permalien

      Peillon est l’archétype du politicien déconnecté de la réalité, chouchou des médias parce qu’il présente bien et représente une gauche qui a depuis longtemps oublié pourquoi elle est de gauche.

      Peillon rêve d’une alliance allant du PS au MoDem en passant par le PCF ? ça prouve qu’il désire la dissolution de la gauche comme en Italie.

      On relira avec plaisir cet article

      http://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/RUFFIN/16507

    • cricri 13:34 on 18 août 2009 Permalien

      Vincent Peillon, pour Georges Frêche Pdt divers gauche de la Région LR, c’est le nouveau Jaurès.

      Ce genre de louanges a fini de totalement discréditer dans mon esprit l’agrégé de philo. Tant pis pour lui. :)

    • Jérôme 19:31 on 19 août 2009 Permalien

      Vous avez le droit de ne pas adhérer à la statégie dessinée par Vincent Peillon.

      Que proposez-vous de concret de votre côté ? Croyez-vous que vos délires gauchistes vont bâtir une ligne politique susceptible d’être majoritaire ? C’est une plaisanterie ! Remarquez, moi, ça me va bien vos vociférations stériles.

    • Auxi 21:23 on 20 août 2009 Permalien

      @ Jérôme

      Proposer ? D’accord. Nationalisations expropriatrices des banques, du bâtiment, de tous les secteurs de l’énergie, des communications, des transports, de la santé ; répression immédiate de toute infraction au Code du travail ; instauration d’un revenu de vie de la naissance à la mort pour tous les déshérités, mais pour eux seuls (les autres sont déjà servis) ; contrôle des prix ; abolition du Pôle emploi ; construction de logements sociaux de qualité exclusivement ; interdiction de posséder plus d’une maison / logement effectivement habité(e) par le propriétaire ; répression de toute spéculation, quel qu’en soit l’objet ; interdiction à la production / à la vente de doublons (exemple : médicaments “de marque” – génériques) ; limitation autoritaire du travail à trois heures / jour en moyenne selon les secteurs ; réactivation de la totalité du réseau ferroviaire ; ferroutage obligatoire ; fermeture de la Bourse ; remboursement à la collectivité, sans délai et au besoin par la force de tous les gains boursiers…

      Des propositions DE GAUCHE, immédiatement applicables, j’en ai à la pelle. Mais on vous a vus à l’œuvre, les socio-collabos ! Vous vous êtes soumis à l’économie de marché, ce totalitarisme nazifiant ; grand bien vous fasse ! Restez couchés dans votre fange, mais respectez au moins ceux qui sont debout.

  • gauchedecombat 10:57 on 10 August 2009 Permalien | Répondre
    Tags: capitalisme, consommation, , , , , , , , , ,   

    la couleur du Schmilblick 

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    Quand la principale préoccupation de la plupart de mes cons de citoyens c’est de trouver un écran plat au moindre prix, de savoir si twitter et facebook fonctionnent encore (là, je parle pour les geeks que mon fils me recommande de prononcer guyk et que je m’obstine en connaissance de cause à prononcer jic parce que je trouve cela plus plaisant à l’oreille…), ou de savoir si Madame va mettre son maillot une ou deux pièces pour aller à Djerba, pendant que d’autres craignent pour leur emploi, que des centaines de plans sociaux « fleurissent” à travers le pays, qu’il n’y a jamais eu autant de gens pour ne pas pouvoir partir en vacances, que nos impôts vont exploser pour financer le plan de relance (quoiqu’en dise l’aristocrate à la Lanterne…), que nos libertés sont tellement surveillées qu’elles se réduisent à choisir – sans râler s’il vous plait ! – sa marque de lessive (au fait , et si vous utilisiez ceci ?), que d’autres moins fortunés ont bien du mal à trouver un logement décent à un tarif raisonnable sans se livrer en pâture à des marchands de sommeil, y a-t-il encore un espoir de les réveiller et de leur faire se bouger le cul de leur canapé ?


    Parce que là, je voudrais pas dire mais….    ça urge ! On est dans l’au-delà de la politique !


    Et vous, là; oui, VOUS, les blogueurs (et gueuses), continuez de vous regardez dans votre i-pod…. ça va faire avancer le schmilblick ! Est-ce qu’il est bien.. vert ? Ou orange ? Jaune ? Rouge ? Bleu ? Et avec cela, faut-il vous l’emballer ?


    Dormez en paix, braves gens, Sarkozy veille sur vous… même en vacances. Lui.


    Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les aristocrates à la Lanterne…


    Et maintenant, notre (intense) moment de culture hebdomadaire…


     
    • z 21:03 on 12 août 2009 Permalien

      Garde espoir gdc!! …ouais enfin j’dis ça, c’est sûr que par moment…

      Sinon chouette blog. A suivre de près! :)

  • gauchedecombat 10:35 on 6 August 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , , capitalisme, , , Fabris, , , , , , , , , ,   

    Qui sème la misère récolte la colère 

    bien-mal


    Après tant et trop d ‘autres, dont récemment les Fabris, c’est à présent au tour de Molex… On se demande avec une inquiétude légitime où tout cela va s’arrêter…


    Nous pouvons assister en ce moment à la sérénade hypocrite de fausses vierges effarouchées jouer de la mandoline sous les fenêtres du MEDEF (étrangement absent en ce moment sur la scène médiatique) et de l’UMP pour nous asséner leur couplet pathétique sur le caractère inadmissible des séquestrations de cadres, le chantage à l’explosion, ou autres molestations de patrons… Bien que je ne les approuve pas, je les comprends. Quels moyens ont donc en effet ces myriades de salariés spoliés de leurs droits légitimes (le droit au travail est inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’homme) de se faire entendre dans une société où tout est tellement hyper-médiatisé que sans coup d’éclat point de salut ?


    Qui sème la misère récolte la colère disait un vieux slogan… L’expression de cette colère, non seulement je ne la redoute pas, mais je la souhaite et l’espère. Car à force de fermer des entreprises tout en annonçant des bénéfices records dans les banques (“faut-il pendre les banquiers ? “¹ ?) ou d’autres sociétés, on ne peut que générer un sentiment d’injustice tel qu’il faut bien qu’il s’exprime d’une manière ou d’une autre.


    Face à tant de violence économique et sociale, on ne peut s’étonner  sans cynisme ou aveuglement élitiste qu’un jour y réponde une violence, elle, bien réelle. D’autant plus que cette violence revêt un caractère profondément symbolique. Elle attaque avec une rapacité sans précédent un sentiment collectif constitutif d’un ciment social intrinsèque : l’équité. Et tout le monde s’en aperçoit : le roi est nu. Et petit. Et surtout, injuste. Car il peut prendre des vacances et se pavaner sur les plages (après l’avoir fait sur le Yacht de son ami milliardaire) avec sa princesse de pacotille, lui. Contrairement à plus de 50 % des français… dont moi. Entre autres…


    Et ceux qui partent en vacances risquent fort de retrouver une lettre de licenciement à leur retour dans leur boîte aux lettres… comme y ont échappé (provisoirement) ceux d’Aubade (voir ici).


    Le spectacle auquel on assiste en ce moment, c’est le combat des forces de l’argent contre l’intérêt collectif, et la cupidité d’une poignée d’individus au détriment de la plupart, et cela sans le moindre scrupule. Il n’y a qu’à voir avec quelle désinvolture certains en arrivent à légitimer les bonus mirifiques que vont toucher certains cette année (« salauds de riches ! »), comme si rien ne s’était passé et qu’on pouvait impunément se laver les mains des erreurs du passé en se contentant de vilipender Madoff, bouc émissaire facile qui n’est pourtant que l’ultime produit d’un certain système dont la logique hélas perdure encore à travers nos institutions bancaires et plus largement économiques.


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    On poignarde en plein cœur dans notre pays la devise si chère à mon cœur de la République, et cela par tous les bouts. La liberté est bafouée tous les jours, et notre pays y attente avec une cruelle obstination, comme les blogueurs dont je suis ne se privent pas d’en donner de multiples exemples chaque semaine. L’égalité est mise à mal par une situation économique et sociale profondément attentatoire à l’intérêt commun, et la Fraternité est devenue un sujet de plaisanterie digne de l’émotion artistique que l’on éprouve pour un spectacle de Chantal Goya.


    Pauvre France… Quand te réveilleras-tu enfin ?


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    ¹. “Pendre les banquiers” ? Non : piller les banques. Et reprendre ce qui nous a été volé !
     
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