Tagged: élections européennes RSS

  • gauchedecombat 05:54 on 15 July 2009 Permalien | Répondre
    Tags: élections européennes, , , , Jerzy Buzek, , , ,   

    europa park 

    h_4_ill_1218747_c15b_buzek

    Je regardais tranquillement les informations nationales, hier soir, sur France2, quand j’ai entendu Pujadas annoncer tout tranquillement que Jerzy Buzek, ancien Premier ministre polonais a été élu, à une très large majorité, Président du Parlement Européen…

    «  Membre du Parti populaire européen, il occupera le poste pendant deux ans et demi – la moitié de la législature, l’autre moitié revenant à un socialiste ».

    En effet, « en vertu de l’accord de réciprocité qui lui a assuré aujourd’hui leur soutien, un socialiste lui succèdera… « probablement l’allemand Martin Schulz »…. J’en suis resté baba !

    Dois-je vous l’avouer, au risque de subir la colère (tant redoutée) de l’amour de ma vie, elle-même socialiste ? J’ai parfois honte d’être de gauche… si tant est que le PS français en soit encore.

    En effet, comment peut-on encore se prétendre de gauche et appeler à voter pour quelqu’un qui (je cite) est « un vrai réac en béton armé, un Polonais de droite… La culture de droite polonaise est particulièrement violente et sectaire. Ils sont anti avortement, bien sûr… Celui-là se vante d’avoir fermé 22 mines dans sa région, c’est un hystérique des privatisations ». (J.L. Mélenchon, sur le blog d’Alcibiax) (information validée par Jean Quatremer, qui précise cependant que les socialistes français ont appelé à voter blanc… Bon, je retire ce que j’ai dit,  encore qu’on puisse faire mieux selon moi en matière de courage politique).

    Dans cette histoire, la position des verts, n’en déplaise à Mr Cohn-Bendit, m’apparaît également comme particulièrement énigmatique puisqu’ils ont préféré voter pour ce candidat du PPE, donc de la droite conservatrice, plutôt que pour Ulrike Lunacek (verts autrichiens)  ce qui me laisse pantois…

    De là à penser que les Verts virent à droite… il n’ y a qu’un pas que je m’empresse de franchir d’autant plus allègrement que j’ai toujours pensé qu’on pouvait être écologiste ET capitaliste, l’un n’empêchant manifestement pas l’autre.

    Toujours est-il que je ne me lasse pas de m’interroger en ce moment sur cette coalition européenne pour laquelle je n’ai pas voté (et vous, mes détracteurs ?) qui tend à donner une dimension européenne à la notion d’UMPS, utilisée par un parti que j’exècre… mais qui n’en demeure pas moins étrangement juste si l’on en juge par les actes.

    Et vive la résistance !


    ¹ 555 voix pour (sur 713 votants)

     
    • Dr. Morisset 07:43 on 15 juillet 2009 Permalien

      C’est le jeu des alliances…
      A noter qu’Europa Park est aussi un parc d’attractions du sud de l’Allemagne qui vaut largement EuroDisney.

  • gauchedecombat 16:30 on 10 June 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , Arlette Chabot, élections européennes, , , , , SNJ, Télérama, ,   

    Arlette Chabot, ton chat n’est pas beau ! 

    Arlette chabot : « c’est la faute des autres »….

    arton2505-c9a68

    http://television.telerama.fr/television/la-chabot-te,43900.php

    Pourtant, le schéma télévisuel adopté par son émission n’était pas vraiment très démocratique… A vous de juger !..


    je dirais même au risque de l’offusquer qu’il s ‘agissait d’un dispositif manipulatoire, qui traduisait la perception du paysage politique de sa seule maîtresse d’œuvre, et m’apparait (à moi seul ?) avec le recul, comme proprement inégalitaire car privilégiant les formations qu’elle jugeait alors prédominantes  : un long plan séquence caméras braquées sur un duel PS/UMP, avec de vulgaires satellites à qui elle permettait éventuellement d’intervenir dans ce débat central, le suivant mettant ensuite face à face (en toute innocence bien sûr mais selon moi de manière très hiérarchisée) le Modem et Europe Écologie (le fameux duel aux arguments en dessous de la ceinture entre Bayrou et Cohn-Bendit qui a tant focalisé les débats médiatiques) puis de plus petits plans sur des duels factices entre des gens qui sont plus des cousins germains que de véritables adversaires…


    Si Madame Chabot a montré son incapacité à maîtriser le débat, elle ne peut donc s’en prendre qu’à elle. Les autres n’ont fait que ce qu’ils savent faire : de la politique. La maitrise télévisuelle, c’est elle. Chacun son boulot !


    Elle serait donc bien avisée, n’ayant pas vraiment assuré, de se la fermer plutôt que de rejeter ainsi son incompétence sur d’autres… Moi, quand j’ai tort, je me tais. La réalité du résultat des urnes a d’ailleurs contredit son dispositif soi-disant journalistique qui a montré que le duel central n’était pas vraiment entre le PS et l’UMP…


    Pas de bol, Arlette : tu as raté une marche et tu accuses tes chaussures. C’est pas bien ! Avoue plutôt que tu n’as pas été à la hauteur, et la prochaine fois, emprunte des talonnettes à ton (si petit) ami !


    Il est d’ailleurs très instructif de lire à ce sujet ton si passionnant petit Curriculum Vitae…. Où l’on apprend que tu as été l’une des rares journalistes à avoir été désavouée par la Société des journalistes et le Syndicat national des journalistes... Ceci dit en passant, comme ça, au hasard. Mais à part ce léger détail, c’est sûr : c’est toi la meilleure !

     
    • Rébus 18:49 on 10 juin 2009 Permalien

      Chabot démontre son incompétence totale depuis des années, dénoncée régulièrement d’ailleurs pour son autoritarisme par ses collaborateurs alors qu’elle la championne du lèche bottisme et de la connivence avec les troupes de Sarko ou la droite en général.

      Quant à son orchestration du débat, Mélenchon l’avait dénoncée “on est les petits….venus prendre le café”

    • aymard 16:50 on 11 juin 2009 Permalien

      Chabot, même combat qu’à l’époque Chalais. Des “chats” qui brossent le patron dans le sens du piol et quand on sait qui est le patron aujourd’hui, il ne faut pas traiter l’Arlette d’incompétente, mais d’obéissante. Allez voir le lien à ce sujet sur mon post Liberte de la presse.

    • Dr. Morisset 23:35 on 12 juin 2009 Permalien

      Dire qu’Arlette Chabot a fait le jeu de l’UMP c’est reconnaitre l’impact de la dispute bayrou/cohn-bendit sur les élections. Et par effet de bandes, c’est reconnaitre l’impact du film Home sur le score des verts. C’est pas possible.
      Tout ça n’est qu’une attaque gratuite contre Arlette sous prétexte qu’elle n’a pas de menton. :p

  • gauchedecombat 16:51 on 9 June 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , élections européennes, , , , , , , ,   

    Sarkozy le blanchisseur écologique 

    umpqw1

    La politique française est-elle victime de green-washing ?

    (Voir ici pour plus d’explications sur cet anglicisme).


    A l’heure où la direction socialiste appelle à placer le PS au cœur d’un pôle emploi des gauches, Sarkozy tente lui, sans le moindre amour propre (qui pour ce qui le concerne « ne le reste jamais très longtemps ») de draguer sur les terres écologistes comme il l’a fait sur celles du parti socialiste après avoir ratissé les plates bandes du front national, en puisant une partie de son électorat par ses mesures démagogiques et son empilement de lois sécuritaires qui se poursuit aujourd’hui avec la dernière proposition de loi d’ Estrosi… approuvée par un socialiste : Manuel Valls. De quoi brouiller encore plus les cartes si besoin en était… Pauvre France.


    Le discours du nouveau leader auto-proclamé des verts est très simple : « nous ferons aussi bien avec le développement durable qu’avec le nucléaire, les deux ne s’opposent pas mais se complètent »…. Voilà qui dénote déjà d’une conception de l’écologie qui lui est très particulière ! Les vrais écologistes jugeront… qui ne vivent pas exclusivement chez Europe Écologie… Il est utile de le rappeler !


    Le souci écologiste et la volonté de préservation de la planète sont en effet à mon sens solubles dans tous les partis… D’où le fait que beaucoup n’ont jamais accepté que l’écologie soit la propriété d’un seul. Et pour cause….


    L’avenir jugera si le résultat des élections européennes était une simple éruption d’un vote protestataire (moins bête qu’un autre, reconnaissons le…) où l’expression d’une volonté profonde des électeurs européens.


    Je tiens cependant à mettre en garde pour ma part, comme je l’ai  déjà fait dans mon billet d’hier,  quant au danger qu’il y a de se laisser attirer par la voix des sirènes…


    A l’heure où le programme et les projets économiques sont une question centrale, je n’ai pas vu en effet qu’ Europe écologie ait une vision bien différente de celle des libéraux… Ce qui les rend potentiellement miscibles dans tout projet transversal aux sociaux-démocrates de tous poils. Socialistes et Modem compris.


    Et j’éprouve donc le besoin impérieux de redire ici que ce projet capitalistique, teinté de vert ou pas, je le rejette de toutes mes forces : c’est lui qui nous a conduit là où nous sommes !


    Et aux mêmes causes, les mêmes effets… nous le regretterions tôt ou tard.


    Résistance !

     
    • Helder 18:09 on 9 juin 2009 Permalien

      Le problème avec Nicolas Sarkozy, c’est qu’il est coincé dans son idée de croissance pour faire en sorte que l’ouvrier qui fait ses heures sup’ soit payé plus, gagne plus.

      “Croissance, croissance, croissance”, la devise de bien des politiciens dont notre président (plus que pas mal d’autres), ne voit pas comment on pourrait s’affranchir d’une source d’énergie puissante, massive : le nucléaire (pour la France), le charbon et le gaz (pour l’Allemagne qui abandonne “bientôt” le nucléaire).

      L’énergie renouvelable ne produira jamais aussi grande quantité que le nucléaire. Pas facile alors de dire que la meilleure politique énergétique n’est pas la multiplication de la production, mais les économies d’énergie.
      Qui dit moins d’énergie dit moins de mouvement, de forces. Une économie moins grosse ne garantit pas de payer plus l’ouvrier qui fait ses heures sup’, si tant est que l’on garde le même système libéral et capitaliste.

      Mais la remise en question de ce dernier point n’est pas encore dans la bouche de Sarkozy. Si Europe Écologie avait eu un discours de décroissance, à mon avis, la formation n’aurait pas eu autant de voix pour elle. Mais Nicolas Sarkozy aurait enfin eu en face de lui son ennemi : des objecteurs de croissance.
      Avec eux, Nicolas Sarkozy n’aurait certainement pas pactisé. Nous verrons bien comment Nicolas Sarkozy répondra aux exigences écologiques.

      Moi qui ai voté pour Europe Écologie, je peux dire qu’on ne peut envisager de consommer autant d’énergie en supprimant le nucléaire, même si l’on revenait aux hydrocarbures (centrales au charbon et au gaz, qui repeuplent par exemple l’Allemagne du XXIe siècle). Ne reste qu’une chose vraiment valable : investir 10 ou 100 euros dans le renouvelable pour 1 euro dans le nucléaire (en lieu et place de l’équivalence “1 euro nucléaire, 1 euro dans les énergies renouvelables” proposée par Nicolas Sarkozy) et surtout baisser la consommation d’énergie : dans une telle politique, je pourrais vous dire qu’il n’y a pas que le projet du Grand Paris qui nous mobiliserait. Au contraire, ce serait un projet du “Petit Paris” qui nous intéresserait : comment revenir à une ville qui ne soit pas un gouffre énergétique ?

  • gauchedecombat 11:42 on 3 June 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , élections européennes, , , , , , , , ,   

    Le socialistes européens votent utile : Barroso ! 

    Là où les socialistes français tentent de vous convaincre par tous les moyens qu’il faudrait voter pour eux afin de protester contre la logique eurolibérale qui détruit tant d’emplois et commet les dégâts que l’on sait (destruction des services publics, marchandisation des services de l’emploi, sociaux, médicaux, hospitaliers, services aux personnes, criminalisation de l’immigration, etc etc etc), les socialistes européens, eux, ont décidé de ne pas se battre contre Barroso, voire même de le soutenir : voir ici. Où l’on apprend que les socialistes espagnols et allemands  approuvent celui qui accompagne cette entreprise de destruction massive…

    Les faits sont là, tenaces et criants : que peuvent une poignée d’élus socialistes français, même éventuellement animés des meilleures intentions du monde,  face à leurs amis européens qui eux ont décidé de soutenir cette politique indigne ? Leur infériorité numérique les rendra bien isolés…

    Vous voulez mettre un coup d’arrêt à ces délocalisations sauvages, ces plans de licenciements massifs sans aucune entrave ni encadrement ?

    Le 7 juin, Votez utile, votez

    images

     
    • Etiam Rides 14:02 on 3 juin 2009 Permalien

      A savourer : les mensonges de Cambadélis lors du chat lemonde.fr

      Jeancharl : Si le PSE obtient la majorité aux élections, est-il certain que M. Barroso sera remplacé ?

      Tout à fait. Car s’il y avait une majorité du PSE au Parlement européen, voire du PSE et de ses alliés, ceci bloquerait la ratification de la candidature de M. Barroso.

      http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/06/02/cambadelis-ps-il-faut-un-nouveau-front-populaire_1201413_3214_1.html

      Votez utile, votez Front de gauche.

    • Nicolas J 15:31 on 3 juin 2009 Permalien

      Ah ! L’argument du vote utile qu’on m’a reproché… Merci…

    • BiBi 22:21 on 3 juin 2009 Permalien

      Barroso soutenu par les Socialistes. Barroso, l’archétype de l’ex-mao reconverti dans le Cloaque financier bruxellois, Barroso actif acteur de destruction massive. BiBi suit l’énergumène régulièrement et en attrappe souvent des nausées.
      Alors peut-etre bien que la Pensée de BiBi du Dimanche se fera à Gauche (bien entendu) à la sueur de notre front… A bibientôt.

    • back2basicsblog 20:50 on 4 juin 2009 Permalien

      …”les socialistes européens” nan deux partis sur 27 partis européens..nuance, c’est effectivement plus facile pour le front de gauche de taper ( encore) sur le PSE pour ne pas parler de la GUE et de son absence de programme au niveau européen laissant à chaque parti son petit programme national…mais il faut peut être rappeler que ce sont pour des socialistes français s’engageant contre Barroso et que le PSE et son président son contre Barroso.

    • Jacques 13:48 on 5 juin 2009 Permalien

      Soiyez gentils, donnez-nous, tout de même, un maximum d’infos…..:

      Huit anciens dirigeants socialistes votent contre Barroso
      20090429 Zapatero 05 Les socialistes européens doivent présenter d’urgence un candidat au poste de président de la Commission pour faire barrage au conservateur José Manuel Durao Barroso (ici en compagnie du Premier ministre espagnol José Luis Zapatero qui lui déclare sa flamme à Bruxelles en avril dernier) qui espère être reconduit pour un nouveau bail de cinq ans, en juillet prochain. « Dans la situation économique et politique présente, il est possible de faire émerger une nouvelle majorité dans le Parlement européen, créant une réelle opportunité pour un candidat du Parti socialiste européen » écrivent, dans l’appel rendu public aujourd’hui, l’Espagnol Felipe Gonzalez, le Français Lionel Jospin, le Finlandais Paavo Lipponen, le Polonais Aleksander Kwasniewski, l’Allemand Gerard Schröder, le Grec Constantino Simitis, le Portugais Mario Soares et l’Autrichien Franz Vranitzky. Tout ce beau monde socialiste s’émeut de l’incapacité du PSE à se mettre d’accord sur un nom, afin d’assumer notre « responsabilité historique commune », alors que Barroso est soutenu, lui, par l’ensemble des partis conservateurs du PPE.

      Bien cordialement,

      jf.

  • gauchedecombat 21:55 on 29 May 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , élections européennes, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,   

    Quand gauchedecombat monte au front… ça fait mal. 

    peur du rouge

    fgte,_-

    Depuis que je suis en âge de voter (j’ai raté d’un an 81… mais ma sensibilité politique naissante était, je me souviens, plutôt fière de la victoire de François Mitterand), j’ai toujours opté pour le parti socialiste.

    Seule exception notable, comme beaucoup par contrainte, l’élection présidentielle de 2002 où, au deuxième tour, il s ‘agissait de faire barrage à ce que l’on considérait en ces temps là comme le pire des dangers anti-démocratiques qui soit, en dépit des sondages qui ne l’avaient aucunement prévu, et qui donnaient toujours les mêmes pronostics aux allures pseudo-scientifiques mâtinées d’un soi disant pragmatisme de bon aloi dont on a vu ce que donnait son inscription dans la réalité : l’apparition du Fn, totalement improbable, qui a causé un tel choc dans nos consciences d’alors…


    Aujourd’hui nous savons, avec le recul que nous donne ces deux années de gouvernement sarkozyste, que sous le déguisement d’une droite relativement classique, les français ont contribué par leur vote à doter la France d’un conglomérat ministériel hétéroclite qui n’a rien à envier aux déclarations et aux pratiques Lepenistes… Et qui est en partie constitué, il n’est pas inutile de le rappeler, de ministres autrefois socialistes. Aux pratiques sociales d’ailleurs pour le moins plutôt étranges… Pauvre France, aux repères si troublés.


    ultradroiteCe gouvernement, parmi les plus réactionnaires, au comportement le plus ultra-sécuritaire, à la doctrine la plus désespérément antisociale d’Europe, continue pourtant d’œuvrer toujours dans ce même sens, mû par cette doctrine ultra-libérale, qui nous a plongé dans ce chaos … Au plus grand mépris de la réalité, qui nous laisse à penser que c’est pourtant bien cette même idéologie à laquelle se réfère implicitement cette fine équipe nationale qui nous a pourtant bien  plongé dans le chaos de la crise des subprimes, et qui a conduit les gouvernements de toute la planète Terre à opérer ce même renflouement détestable des banques qui avaient pourtant tant fauté…


    Sans la moindre sanction, les mêmes qui ont commis trop d’ erreurs continuent d’administrer en toute quiétude les établissements financiers qui nous ont plongé dans ce marasme. C’est un comble. Au pire, ils se voient contraints d’abandonner – les pauvres – une partie de leurs primes mais se rattrapent en catimini sur d’autres dividendes et récompenses occultes à leur incompétence notoire. Au mieux, Sarkozy les nommes à la tête de regroupements bancaires, au mépris de la commission de déontologie qui a vu démissionner dernièrement deux membres un peu plus honnêtes que les autres...


    ps bas

    A cette étape de mon exposé, je suis malheureusement contraint de dire et d’écrire, en mon âme et conscience, que cette idéologie libérale, le parti qui m’était autrefois cher l’a pourtant autrefois lui aussi partagée, sous couvert d’un soi-disant pragmatisme, le seul possible, et d’une adaptation nécessaire à la réalité, la seule qu’il s’agissait de croire et d’accepter, lorsqu’on réclamait le droit, comme moi, mais aussi d’autres, à davantage d’utopie… Moi qui pensais, pauvre imbécile d’alors (du moins tentait-on de m’en convaincre, dans  nos propres rangs socialistes) qu’un autre monde était possible.


    Je me souviens très nettement de cette époque, pas si lointaine, en laquelle il était incongru de parler des méfaits de l’économie libérale, de lutte contre le capitalisme, sous peine de passer pour un dangereux gauchiste qui niait la réalité économique ou, pire, le suppôt de Satan habité par le bolchévisme le plus primaire qui avait emmené tant d’innocents au goulag. Oui, ça je l’ai entendu… dans mon propre camp, qui se paraît des vertus de la modération qui caractérise nos cousins socialistes. Mais aussi le mépris pour les autres formes de conception sociétale, telle que les réflexions sur l’économie sociale et solidaire ou la décroissance… Qui nous faisait ranger, dès qu’on l’évoquait dans le camp de ceux qui, terroristes intellectuels que nous serions, tentaient de nous amener à l’âge de pierre ou de la lampe à pétrole. La caricature ne faisait alors guère peur à mes amis socialistes.


    imagesHier soir, alors que je participais en tant que représentant du Parti de Gauche à un débat organisé par le Front de Gauche à Lunéville (mon trou du cul du monde à moi), l’un des interlocuteurs qui s’est présenté comme issu de la communauté maghrébine nous a exprimé ses doutes quant à la gauche que nous représentions, alors qu’ils avaient tant cru aux promesses jamais tenues des différents candidats socialistes, comme pour seul exemple le vote des étrangers aux élections locales, sous conditions de durée de séjour bien entendu… Promesse jamais tenue… évoquant également en filigrane son amertume quant au fait que les socialistes n’avaient aucunement lutté contre une certaine politique qui considérait que la France ne pouvait accueillir toute la misère du monde… Et ça, ce n’est pas Sarkozy qui l’a dit… mais un socialiste (Michel Rocard, l’année ou tu es né, mon fils…).


    Il y avait à l’époque, désolé d’avoir à l’écrire, une certaine connivence (qui adoptait alors la tenue de camouflage de l’adaptation à la réalité) sur les sujets centraux comme l’économie ou l’immigration, entre le PS et le RPR devenu par la suite UMP. Au point que les électeurs ne savaient plus trop pour qui voter, tant les politiques se suivaient et se ressemblaient, malgré de très légères nuances.


    imagesL’un des points d’orgue de cette collusion entre la droite et un certain socialisme officiel a été l’épisode du référendum de  2005,  pendant lequel la direction socialiste d’alors a tenté de nous faire croire que tous ceux qui voteraient contre étaient de fieffés incultes. J’ai lu, j’ai vu, j’ai compris, et j’ai pourtant voté NON. Et milité pour qu’on le respecte. Et ne suit pas un abruti. Comme une majorité de français qui ont voté contre. Et même une majorité d’électeurs et de militants socialistes qui n’ont pas suivi les consignes nationales.


    Pourtant, malgré cette opposition significative, ce vote a été confisqué, et c’est là l’une des trahisons notables du Ps , que de n’avoir pas lutté contre le tour de passe-passe qui a constitué à contourner l’expression de mes compatriotes, qui se sont sentis à juste titre floués, et exclus du débat démocratique. Et cela sans la moindre amende honorable de la direction de ce parti à ce sujet. Non, ils ne se sont jamais trompés… Chuttt, interdiction d’en parler sous peine de rompre notre sacro-sainte unité…


    La crise aura eu ainsi comme mérite, en dépit des souffrances sociales qu’elle engendre et qu’il convient de ne pas mésestimer, de clarifier le débat quant aux valeurs essentielles que nous entendons défendre les uns et les autres, et que certains avaient peut être un peu trop oubliées, sous couvert de pragmatisme et de stratégie politique de nature à mieux plaire aux électeurs… et à rassembler. Peu importe sur quelles bases…


    Présumer ainsi de ce qui plairait ou non a contribué très certainement à l’éclosion de ce vote sarkoziste, ainsi qu’à la confusion des genres et au brouillage des repères politiques, au point qu’il était devenu égal pour la classe populaire de voter pour le PC, le FN, ou Nicolas Sarkozy. Ce n’est peut être pas la même chose, mais les frontières idéologiques étaient devenues si floues que le commun des mortels s’y est fourvoyé.


    Aujourd’hui, il est temps de renouer avec nos fondamentaux, ces repères clairs, nets et précis qui ont fondé la gauche, tous ces combats pour l’évolution sociale, la défense des droits de l’homme, des droits du travail, tout ce que le gouvernement actuel est en train de systématiquement démanteler, dans une formidable entreprise de destruction massive de tout ce qui fondait notre cohésion nationale.


    imagesIl fut un temps, souvenez vous pour les moins jeunes d’entre vous, où il était coutume de se demander ce qui différenciait la droite de la gauche… Aujourd’hui, si nous ne savions plus trop (le parti socialiste y a hélas indubitablement joué un certain rôle..) ce qu’était la gauche, nous savons bien à présent ce qu’est la droite, et combien elle est dure pour les plus modestes d’entre nous.

    Et ce qui fonde selon moi la ligne exacte de démarcation entre droite et gauche, notions que certains voudraient nous voir abandonner en les rangeant dans le rayon des archaïsmes, alors qu’elles n’ont jamais été aussi efficientes (malgré le titre de gauche moderne dont se pare abusivement un certain parti de droite dirigé par un douteux Boeckel, bien connu de mon ami Eric, de Mulhouse), c’est le rapport que l’on a vis à vis de l’argent, et par extension de l’économie, ainsi que d’une échelle de priorités dans laquelle la notion d’intérêt, et donc de service, public, l’emporte sur les intérêts privés.


    Et l’on comprend donc mieux, par là même, ce qui est en train de se jouer aujourd’hui en France, sous la baguette de l’apprenti sorcier dont les français se sont doté : cette démarche de destruction sans précédents des services publics, pour mieux asseoir des domaines entiers d’intérêts privés proches de l’idéologie dominante. Et d’une certaine élite politique qui transcende les partis… Suivez mon regard…

    imagesSégolène, ce me semble, ne s’est pas pacsée avec un plombier, même polonais. Et elle a beau jeu de jouer aujourd’hui les gauchistes révolutionnaires, alors qu’elle est si vraisemblablement bien éloignée de la majorité des français, de condition modeste, qui auraient bien de la peine à s’identifier à cette figure christique et élitiste, comme les dernières élections présidentielles l’ont assez prouvé, malgré sa royale obstination… Cette gauche là n’est pas ma gauche, mais celle qui m’a tant trahi…


    Aussi, après d’augustes prédécesseurs tels que Sophie, Nicolas, Etiam Rides, Rébus, Slovar, Olive qui se sont brillamment exprimés sur le Front de gauche pour changer d’Europe (suite à une chaîne initiée semblerait-il par Arrêt sur les mots), ce qui serait une hypothèse bienvenue,  pour toutes les raisons citées plus haut, du passé conjugué au présent, j’invite également à voter pour le Front de Gauche, persuadé que je suis qu’il s’agit là du seul et unique vote utile, afin de lutter contre cette idéologie libérale à l’œuvre à l’échelon européen, incarnée par Barroso, Sarkozy, Berlusconi et consorts, pour une meilleure protection des droits sociaux, des droits de l’homme et des droits du travail, dans une logique de défense des services publics et des services sociaux utiles, plutôt que de la sauvegarde d’intérêts privés qui se sont déjà dernièrement bien assez engraissés comme cela sur notre dos.


    L’Europe sera sociale, ou ne sera pas. Sociale, mais pas forcément, malgré leur volonté d’hégémonie dont on voit ce qu’elle a donné dans le passé, socialiste. Car on peut le prouver à l’aide de ceci,  le parti socialiste européen a voté dans 70 % des cas avec le PPE-DE (droite, centre droits, démocrates).

    Alors, vous voulez vraiment changer d’Europe ? Votez Front de Gauche.


    Pour une vraie gauche de combat !

    FDG

    J’invite donc à présent tout ce que la blogosphère compte de noms prestigieux (à mes seuls yeux ?)  à s’exprimer sincèrement sur leur ressenti vis à vis du Front de gauche pour nourrir le (si nécessaire) débat démocratique… Qu’ils soient d’accord avec nous…  ou pas.  J’ai nommé :  Torapamavoa, Bibi, Section socialiste de l’île de Ré, Sarkofrance, RuminancesPlume de Presse, Piratages, peuples.net, numéro Lambda, le mammouth manchois énervé, Lutopick, Superno, le petit cadre dans sa grosse boiboîte, l’ami kropotkine, mémé kamizole, Cpolitic (mais oui t’a le droit de répondre par des images !), et enfin pour ne plus lasser le dénommé Coucou de Claviers à l’esprit si affuté  (excuse moi, mon vieux, de te faire travailler…).


    (Ah zut, j’ai oublié ma dose de parité…. bon, les  femmes engagées,  si vous avez quelquechose à dire sur le sujet et si vous n’êtes pas trop blondes, je daigne consentir à vous passer la parole… Mais zavez intérêt à être un peu plus sérieuses que d’ordinaire, hein ! nous les chiffons, on s’en fout !… ).


    Bon travail et amitiés militantes à tous. Et vive la liberté d’expression.


     
    • b.mode 04:55 on 30 mai 2009 Permalien

    • pas perdus 09:34 on 30 mai 2009 Permalien

      Excellent… Je ne parle pas de trahison du PS, juste d’une évolution à droite…

    • Etiam Rides 11:37 on 30 mai 2009 Permalien

      Le FdG sera la surprise de ces européennes. Les médias nous ignorent? Tant pis, ont fait sans eux. Et ce n’est qu’un début!

    • Rébus 16:06 on 30 mai 2009 Permalien

      Les médias nous ignorent, mais la campagne, même hors du cirque médiatique, porte ses fruits.

      Et, pour le “ce n’est qu’un début”, oui, il faut continuer le combat

    • valentine 16:36 on 30 mai 2009 Permalien

      oh quelle muflerie ! Alors donc tu aurais la condescendance de penser qu’il y a une dose d’infime probabilité pour que nous parlions d’autres choses que de chiffons ? Rien que de le dire, je considère ça comme une insulte… Chassez le naturel du macho chez l’homme, et il revient au galop à la première occase….

    • Mancioday 16:36 on 30 mai 2009 Permalien

      Un mouvement qui s’impose envers et contre tous grâce au charisme de Mélenchon, ça force le respect.

      Je suis en total désaccord avec le programme mais je respecte l’homme et la démarche.

      Bonne chance pour ces élections européennes.

      J’avais donné mon avis sur votre parti ici :
      http://reversus.fr/melenchon-le-tribun-renoue-avec-la-plebe

    • Kamizole 19:25 on 3 juin 2009 Permalien

      Je vais donc essayer de “plancher”… Même si je reste socialiste et (un peu) militante (je suis obligée de tenir compte de ma santé, ce qui ne m’empêchera pas de parcourir demain et sans doute aussi vendredi plusieurs kilomètres avec une amie pour distribuer des tracts dans les boîtes aux lettres)et pour le reste, j’y travaille sur le blog, je ne peux qu’être – hélas ! – d’accord avec cette analyse…

      J’ai voté “non” lors du référendum sur la Constitution européenne et milité en ce sens, a ma petite mesure. Je n’étais d’ailleurs à l’époque plus adhérente du PS, trop écoeurée par les années Jospin.

      Je suis très “oecuménique” : je considère le PC – surtout depuis qu’il n’est plus stalinien ! – le Parti de gauche et les Verts comme des alliés naturels. Bien plus que les Radicaux de gauche qui ne semblent nullement insensibles aux appels du pied de Sarko.

      Le grand tort de François Mitterrand fut d’avoir étouffé le PC en l’embrassant. Sans doute une partie de son électorat populaire votait-il de façon protestataire et s’est ensuite tourné vers Le Pen, attiré par la forte gueule démago.

      J’ai beaucoup de sympathie pour Marie-George Buffet que j’ai appréciée quand elle était secrétaire d’Etat au sport. C’est une femme qui me paraît “droite” et Dieu sait que la rectitude morale est rare en politique ! Ceux qui l’on traitée de “Stal” sont des cons finis. Surtout ceux qui ont profité de la logistique du PC pour le non au référendum et lui ont tiré dans les pattes quand il s’est agi d’une candidature commune pour la présidentielle de 2007… “Vanity fair” !

  • gauchedecombat 05:02 on 29 May 2009 Permalien | Répondre
    Tags: élections européennes, , , ,   

    Nous ne sommes pas des marchandises 

    an FG

    Banderoles vengeresses, cornes de brume et sandwichs au pâté, le décor est inhabituel aux abords de l’Assemblée nationale, ce jeudi 28 mai : quelque 300 militants, élus et syndicalistes, ont accompagné les députés Marie-George Buffet (PCF, Seine-Saint-Denis) et Marc Dolez (Parti de Gauche, Nord), venus déposer une proposition de loi contre les licenciements boursiers et une résolution créant un statut pour les services sociaux d’intérêt général dans l’Union européenne. Afin de peser sur la campagne européenne que leurs partis mènent ensemble, au sein du Front de gauche.

    “C’est une mesure d’utilité publique pour la vie des hommes et des femmes licenciés alors qu’ils ont un savoir faire”, défend la numéro un du PCF, devant les ouvriers de Caterpillar, Faurecia ou Arcelor-Mittal, et des salariés d’Air France, de DNS de Toulon, de Celanez, de la FNAC ou des hôpitaux “en lutte”, remontés contre les “patrons voyous” qui licencient alors que leurs groupes font des bénéfices et versent des dividendes. ”Bruxelles veut soumettre à la concurrence les services sociaux”, ajoute l’élu du parti de Jean-Luc Mélenchon. “Nous sommes les porte-voix de ceux qu’on entend jamais dans l’hémicycle”, insiste Jean-Pierre Brard, député (apparenté communiste) de Seine-Saint-Denis.

    Tabac assuré auprès des syndicalistes arborant tous leur badge CGT. Mais c’est Patrick Le Hyaric, tête de liste en Ile-de-France du Front de gauche qui allie les deux partis, qui se taille le plus gros succès, avec des accents de stentor, rugissant dans son micro contre “le grand capital qui considère les salariés comme des marchandises à vendre”. Promettant qu’une fois élus, lui et ses amis “déclareront la guerre à cette politique antisociale”. Il ne manque plus que la musique du groupe Trust.

    “L’initiative du Front de gauche est un relais pour faire parler de nous”, explique Patrick Cohen, élu CGT de Caterpillar. Non encarté, il est convaincu qu’en votant Front de gauche, “on peut faire barrage à cette politique qui casse nos emplois et nos droits”.

    Sylvia Zappi (Le Monde)


    Convaincu que le seul vote utile est celui qui démontrerait notre volonté farouche de lutter contre cette   ignoble démarche idéologique ultra-libérale qui, en plus de nous avoir précipité dans cette crise par leur vorace appât du gain, ,  vise à démanteler tous les services publics , à pratiquer une casse sociale sans précédents, gauchedecombat invite ses lecteurs à voter massivement pour le Front de Gauche le 7 juin 2009..

    Pour  (enfin !) une vraie gauche de combat (et pas celle qui nous a tant trahi…), qui ne s’affiche pas avec le petit (mais dangereux) Nicolas…  Une gauche véritablement sociale, qui défend les petites gens (et non pas les élites) et se bat pour de réelles valeurs, pratiquées au quotidien, de Liberté, d’Egalité, et de Fraternité. Pour une Europe plus proche de nos aspirations et de notre réalité quotidienne, au service de l’intérêt public et non pas des intérêts privés…

     
    • des pas perdus 07:33 on 29 mai 2009 Permalien

      Excellent, le front de gauche devient enfin visible dans les médias !

    • Etiam Rides 08:12 on 29 mai 2009 Permalien

      Enfin visible… Si on compare à il y a quelques mois, c’est sûr que c’est “moins pire”.

      Si on regarde les exclusions de débats dont on est victime, le mur des médias n’a pas l’air d’avoir trop changé depuis 2005.

  • gauchedecombat 17:41 on 25 May 2009 Permalien | Répondre
    Tags: élections européennes, , , , parti communiste, , , Régis Debray   

    Gauchedecombat souhaite la bienvenue à Régis Debray… et à tous les autres. 

    J’ai toujours le front rouge… et il s ‘élargit !

    menu1

    En plus des 36 économistes qui ont rejoint le Front de gauche pour les européennes (élections du 7 juin 2009), 3 autres sont venus renforcer notre formation dernièrement, dont Bernard Guibert, ancien responsable de la Commission Economie des Verts.

    Parmi ces économistes, signalons au passage, Bruno Amable (1er co-récipiendaire en 2000 du Prix du meilleur Jeune économiste décerné par Le Monde et le Cercle des économistes), Laurent Cordonnier (spécialiste de la politique économique et de l’emploi), Jacques Mazier (spécialiste des politiques économiques européennes), Dominique Plihon (spécialiste de la financiarisation), Christophe Ramaux  (qui a été l’un des initiateurs de l’Appel pour sortir de la pensée unique) et Jacques Sapir (spécialiste des crises financières)

    Bienvenue également à Patrick Chamoiseau et Didier Daeninckx, la comédienne Ariane Ascaride, le réalisateur Robert Guédiguian, le philosophe Régis Debray, le journaliste et fondateur d’Attac Ignacio Ramonet…

    Et à part ça, le front de gauche n’existe pas, ne pèse que 4% et n’a pas de programme… Ah si, tenez vous bien : il ne différerait pas selon ses détracteurs de celui du parti socialiste… Tous ces gens seraient donc des abrutis qui ne savent pas lire, tout comme votre humble serviteur… Ceux qui ont un cerveau jugeront…

    Et vive la Résistance, pour une France plus libre, et une Europe plus juste. Ou l’inverse.

     
    • Etiam Rides 19:02 on 25 mai 2009 Permalien

      Je pense que c’est la preuve que le Front de gauche était une initiative attendue depuis longtemps. Espérons qu’il s’élargisse à l’avenir.

      Et qu’on en parle un peu plus dans les médias (enfin, on a eu 1/5 de une sur Libé aujourd’hui. C’est pas le Pérou, mais ça change un peu…)

    • sophievm 23:55 on 25 mai 2009 Permalien

      On dirait que nous avons les mêmes idées en même temps… http://mondedesophie.wordpress.com/2009/05/26/strass-et-paillettes/

    • Joe 10:39 on 26 mai 2009 Permalien

      Les médias ne cessent de relayer l’argumentaire PS du vote utile, le degré zéro de la politique: “votez pour moi, c’est moi le plus gros” ! La loi du plus fort comme projet politique, une antithèse parfaite. Preuve d’un PS paumé et encore une fois qui n’est “pas prêt”… Personellement j’en peux plus d’attendre, surtout pour les voir trouver une ligne de fuite auprès du Modem; de qui se moque-t’on ?!

      J’irai voter le 7 juin et “utile”, parce que je sens que je dois avoir confiance sur ce coup là.

      Mais pour le Front de Gauche (Parti de Gauche cofondé par Mélenchon et Dolez/ Parti Communiste mené par Marie-Georges Buffet/ les dissidents du NPA, 16% plus précisément, mené par Christian Picquet). Et j’espère que le PS va avoir chaud aux fesses!!!

      Joe.

  • gauchedecombat 23:56 on 21 May 2009 Permalien | Répondre
    Tags: élections européennes, , , , , , , , ,   

    La social-démocratie est-elle soluble dans l’acide ? 

    cover_lambda votePetite cuisine du PSE
    Les électeurs qui s’apprêtent à voter PSE pour les élections européennes risquent d’avoir une mauvaise surprise au lendemain du vote du 7 juin. Alors qu’ils pensaient voter pour un groupe de gauche, au moins dans son intitulé, ces électeurs découvriront que le groupe PSE au Parlement européen n’existe déjà plus. Ils vont devoir constater le dégât. Ecoutez ceci. Le prochain groupe où vont siéger les socialistes regroupera désormais des sociaux-démocrates et diverses sortes de centristes et de libéraux. Ce n’est pas de la politique fiction mais bel et bien ce que les hiérarques du PSE sont en train de concocter dans le dos des électeurs et des militants socialistes. C’est le site européen d’information Euractiv qui a levé le voile sur cette petite cuisine. L’enquête se référe à plusieurs sources socialistes. Selon elles, le groupe PSE aurait d’ores et déjà prévu de changer de nom; j’atteste personnellement du fait que cette question est venue à plusieurs reprises en bureau national du PS du temps où j’y siégeais. Une majorité avait alors fermement refusé l’opération qui semble depuis avoir reçu un feu vert de Solférino. Il s’agit en fait d’intégrer au sein du groupe PSE d’autres députés européens qui n’y siégent pas aujourd’hui. Lesquels? Une partie de ceux qui sont aujourd’hui  au groupe ALDE: « Alliance des libéraux et démocrates européens ». Il s’agit d’un groupe centriste et libéral. Il compte dans ses membres les eurodéputés italiens de la tendance chrétienne et libérale du Parti Démocrate. Ce serait déjà assez pour dire que ça sent mauvais. Mais l’enquête dit que ceux là ne seraient pas les seuls!!!! … Connaissant déjà les spécimens italiens du Parti Démocrate, antilaïques et proches du patronat, on préfère ne pas imaginer quels sont les autres groupes de députés « libéraux » ainsi démarchés par le PSE. Toujours est-il que les négociations vont bon train et qu’elles auraient déjà abouti avec les députés italiens, avec la contrepartie d’un changement de nom du groupe PSE. Et le nouveau nom ? Tout un programme à lui tout seul. « Alliance des socialistes et des démocrates ». On comprend vite. Derrière le changement de nom, c’est un nouveau glissement à droite du groupe qui va s’opérer avec l’arrivée de ces députés libéraux. Et une marginalisation désormais totale des eurodéputés PS français, qui prétendaient, et encore pas tous, porter une voix moins libérale. Cette nouvelle « évolution » du PSE montre en tout cas qu’il n’a nullement l’intention de rompre avec les politiques libérales européennes. C’est ce qu’enseigne l’histoire politique : la stratégie d’alliance conditionne le programme politique réel. Or aucun programme anti-libéral n’est possible dans l’alliance avec des libéraux. C’est exactement le même problème qui est posé en France au PS. Cette lamentable évolution prend justement un piquant tout particulier en France à l’heure où le PS est à nouveau tenté par une alliance au centre. Car le groupe ALDE dont les députés sont courtisés par le PSE est précisément celui dans lequel siègent les amis de François Bayrou. En votant pour les listes socialistes aux européennes, les électeurs français ne se contenteront donc pas d’élire des députés PSE. Ils voteront sans le savoir en faveur de l’alliance entre socialistes et centristes !
    Jean-Luc Mélenchon, sur son blog

    J’entends d’ici mon fils me reprocher la diffusion de cet article, me vilipendant comme d’autres sur le fait que le front de gauche taperait davantage sur le ps que sur notre adversaire commun…
    Pour ce qui me concerne, mon véritable ennemi, c’est cette idéologie libérale et capitaliste, qui nous a plongé dans cette tourmente avec l’aplomb de la certitude dogmatique qui réside dans l’idée que seul ce type d ‘économie serait possible et souhaitable. Il  y a un an seulement, on nous faisait savoir que le pragmatisme résidait en cette seule vérité, et que quiconque le déniait était un idiot culturel, sur le registre économique tout au moins, sinon au sens pathologique du terme…
    Depuis, la réalité est venue nous démontrer qu’un autre monde est non seulement possible, mais souhaitable. Il nous faut donc savoir vers où l’on va. Et avec qui. Et pour ce qui me concerne, ce ne sera pas (plus) les socialistes. Ce vieux parti se meurt. Et les taupes l’ont miné… avant de s’en aller vers d’autres cieux plus profitables, tels les Besson, Kouchner, Boeckel et autres qui, Allègre, souhaitent s’acoquiner avec le bastion de l’or dur….
    Que les derniers socialistes tentent de se rassurer en prétendant qu’il s’agit seulement de traîtres à la cause. Mon opinion à ce sujet, je l’ai déjà exprimée dans un billet intitulé “le libéralisme est une idéologie“… qui dépasse les anciens partis traditionnels, à cheval sur l’UMP, le Modem et le PS. Au centre, le dogme de l’économie de marché. Avec les résultats que l’on connait…
    Et qui ne le combat pas, voire le fait sien comme la plupart des partis socialistes européens, est condamné à l’impuissance. La volonté de transformation sociale est du côté de ceux qui réfutent l’ancien monde. Et veulent le changer. Et pas de ceux qui prétendent incarner le seul pragmatisme politique : celui des institutions. Faut que ça change !

    Résistance !

     
    • back2basics 07:42 on 22 mai 2009 Permalien

      Oui et OUI, Mélenchon et le Front de Gauche devrait faire campagne contre LA DROITE et non contre la gauche mais bon continuez, continuez…toujours cette fameuse “unité” j’aime…!

      Je vais pas faire une note mais bon…
      Savez vous qu’entre 2008 et 2009 sur 21 rapports présentés par les députés GUE (groupe dans lequel le front de gauche va siéger), 18 ont été votés avec libéraux et conservateurs …?

      Alors je dois faire comme vous ? Dire “social traitre” et faire une note ?

      Je pense que vous dégoutez plus de gens du front de gauche qu’autre chose avec cette campagne uniquement dirigée contre le PSE. Car ci cela était dirigé contre l’idéologie libérale, on entendrait parler le front de gauche sur des partis comme alternative libéral, contre l’UMP, le MODEM mais NON c’est le PSE l’unique traitre !

      Alors oui il y a les méchants, les socialistes du PSE et il y a les gentils, le front de gauche satisfait ?Belle promotion des valeurs de gauche ?

      Combattre l’idéologie libérale ?
      Alors pourquoi le front de gauche n’a pas de projet d’un autre modèle économique, puisqu’ils existent ?
      Pourquoi ses propositions en matiére économique sont pratiquement identiques que celles du PSE ?

      De plus l’info est nulle puisque les députés qui se présente sous l’étiquette du PSE s’engagent sur le programme du PSE, le manifesto, donc même en changeant de nom ( ce qui est à démontrer car la parole de J.L Mélenchon ne vos pas vérité pour moi, cf l’histoire des 97% qu’il a repris sur Fr3) il n’y aura pas changement de cap des députés qui sont élus…
      Moi je dis pas que voter front de gauche c’est voter communiste, les députés sont capables d’avoir leur points de vue, c’est pareil.

    • back2basics 07:45 on 22 mai 2009 Permalien

      ahh j’ai trouvé la raison de cette note de Mélenchon, le dernier sondage donne 4% au front de gauche et Buffet commence à s’inquiéter…mais bon il y a d’autre moyen de mobiliser les gars !

    • des pas perdus 20:27 on 22 mai 2009 Permalien

      d’accord avec toi…

    • des pas perdus 08:04 on 23 mai 2009 Permalien

      #back2basics : donne des exemples concrets, parle-nous de la libéralisation de l’énergie et du gaz… Pas le style du front de gauche de parler en termes de traitres… ni de divisions. On parle du fond et tant pis si les sondages sont mauvais…

      C’est marrant tout de même, depuis l’appel au vote utile lancé au cirque d’hiver, les militants socialistes se réveillent enfin !

    • Etiam Rides 11:38 on 23 mai 2009 Permalien

      Accessoirement, ce sont des élections européennes. Le Front de gauche rassemble des forces hostiles au traité de Lisbonne. Tu sais, celui qui interdit toute restriction à la circulations de capitaux et et toute harmonisation sociale… On n’a jamais épargné la droite. Et quand le PS fait comme elle, je ne vois pas pourquoi on se tairait.

      Comme dit Pas perdus, on parle du fond. Relève le nez du guidon et sors de ta paranoïa.

  • gauchedecombat 06:06 on 9 May 2009 Permalien | Répondre
    Tags: élections européennes, , , ,   

    europe_day1998_2_frLe 9 mai, je fais ce qu’il me plait…


    JEne m’étais pas franchement exprimé sur le sujet, mais comme aujourd’hui, c’est la journée de l’Europe même si vous ne le savez pas (c’est un 9 mai, en 1950, que la remise de la déclaration Schuman a eu lieu),  j’ai décidé de faire un article là dessus, na.




    eu-flagLes élections européennes sont dans un mois, rappelez vous en bien, car ce ne sont pas les médias qui attireront notre attention sur le sujet. Pas de programmes didactiques, pas de célébrations historiques, pas de campagnes mirobolantes ou exaltantes, rien que du très convenu, et surtout que ça ne fasse pas trop de bruit… Des fois que les électeurs (et trices) s’éveillent, cela ferait des dégâts, par ces temps de crise où il ne fait pas bon mettre une élite dehors, à la portée des travailleurs d’Arcelor Mittal par exemple…. On aurait pu choisir aussi Continental, les exemples ne manquent pas pour illustrer la petite colère qui monte, qui monte…



    En France, on murmure en effet que les partis de gouvernement n’ont pas franchement intérêt à faire de l’explication de texte sur le sujet et à drainer les foules pour cette élection qui s’annonce si contestataire que le Parti des Pirates est crédité de 21 % des intentions de vote en Suède, alors que son programme est exclusivement centré sur “un Internet libre, sans aucune licence, dans une société ouverte“.


    Pour ce qui me concerne, j’ai décidé de faire ce qu’il me plait. Ma petite chérie me dit que c’est une connerie, mon fils me dit que c’est une connerie, force d’arguments et de points détaillés de ce Manifesto que je n’ai même pas envie de lire  à l’appui. Il  faut le voir, il ne ménage pourtant pas sa peine, le p’tit gars, cela force mon admiration un tel militantisme, aussi acharné, patient, et cela dans la durée, sans jamais se décourager… Mais il ne peut pas comprendre, le pauvre, que ce Parti m’a tant trahi dans le passé que je ne peux plus le croire… Je suis en effet un adepte de la cohérence des faits avec les déclarations… Et le PS  n’est guère prophète en la matière.

    Hormis la forfaiture du Référendum Européen confisqué sans grands cris de résistance de sa part (à qui  profite le crime ? Surtout n’en parlez pas à Martine !), la première traîtrise fût de nous faire croire que Mitterand était de gauche… Souvenez-vous, amis socialistes… Vous qui savez de quoi je parle !…



    L’affiche que j’ai choisie pour illustrer ce billet est assez parlante par elle-même pour que je ne m’étende pas sur la conception européenne de nos élites, principal point de critique au sujet de la construction européenne : elle s’est faite par l’argent, par les intérêts économiques, et non par un angle plus profitable sur le plan social, ce que beaucoup regrettent (dont moi) et qui leur a fait voter contre le traité européen (vote confisqué), non parce qu’ils étaient de mauvais européens, mais pour une Europe plus sociale.


    Et ce n’est pas le Manifesto qui va me rassurer sur ce point, lui qui pour seul exemple prévoit de laisser les salaires minimum dans chaque pays tels quels, prévoyant simplement qu’il y en ait un, belle avancée socialiste !




    Aussi, le 7 juin, moi, je voterai Front de Gauche, le seul vote utile : celui que les libéraux européens ne vous voleront pas…


    images

    Résistance !

     
  • gauchedecombat 16:55 on 19 April 2009 Permalien | Répondre
    Tags: élections européennes, , , , , non, , , référendums européens   

    quand gauchedecombat dit non, c’est NON ! 

    martien

    Sans être un spécialiste de la question (seuls d’éminents politiques et autres joyeux juristes pourraient se vanter de cet épithète), j’ai voté Non deux fois aux référendums européens : celui de Maastricht et celui du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne (voir ici pour plus d’infos). En simple citoyen le plus éclairé qu’il soit possible compte-tenu de la masse d’informations qui nous submergent, et en lecteur assidu, opiniâtre et critique que je suis.


    Pourtant, qu’a-t-on fait de notre NON ? Un déni de démocratie, à droite comme à gauche, que bien peu ont relevé, et eu le courage de combattre, hormis les collectifs du 29 mai (issus de l’Appel des 200 rendu public par la Fondation Copernic ) dont j’ai longtemps fait partie ici et là en fonction de mes déménagements successifs ces dernières années, pour raisons professionnelles.


    Que la droite, que cela arrange bien (les proximités d’intérêts sont si évidentes…) n’ait pas levé un sourcil sinon de connivence avec le geste de Sarkosy de s’asseoir sans état d’âme sur l’expression citoyenne en bafouant le résultat des urnes dans lesquelles il chie en arguant du fait d’avoir été (comme d’autres… je n’en dirai pas plus…) démocratiquement élu,  et donc libre de  faire ce qu’il veut (c’est à dire n’importe quoi), voilà qui ne nous étonne guère…


    Mais d’un parti dont j’étais plus proche alors, voilà qui me navre davantage. Quelles voix au PS ont-elles en effet dénoncé ce signe de mépris pour le bas peuple, dont je suis ? La réponse est plutôt claire : à l’époque, bien peu… (je ne donnerai pas de noms, ils sont pour la plupart connus et cités dans les liens de ce billet) et aujourd’hui, il vaut mieux ne pas en parler, sous peine d’être taxé de diviseur des forces de gauche…


    Et pourtant…


    D’où vient la fracture ressentie dans le dernier congrès de Reims ?


    D’où vient la forte percée de la gauche du PS, qui a incité sa direction à nommer Hamon comme porte-paroles (hélas aujourd’hui bien peu audible) de ce parti ?


    Qu’es-ce qui a incité Mélenchon et Dolez à le quitter ? Seulement l’ambition et l’appât des sièges européens, comme certaines langues de vipère le sifflent ici et là pour s’exonérer de leurs propres turpitudes et compromissions sur le sujet, que dissimulent bien mal leur silence embarrassé ?


    Pourquoi la crise pèse-t-elle plus lourd sur ce parti (plutôt que sur l’UMP par exemple) au point de le voir se lézarder, notamment par sa droite (cf les dernières déclarations d’Hollande, Valls et consorts) comme je le décrivais hier encore dans mon dernier billet ? Et je ne parlerai pas ici des étranges saillies carnavalesques (pour la version plus candide, voir ici …) de celle qui faillit devenir la première dame de France….  Celle qui à mes yeux est si pitoyable que je ne l’évoque quasiment jamais,  tant elle me semble (à moi seulement ?) bien peu crédible en figure de proue d’un gauchisme exacerbé, elle qui préfère fréquenter la nomenklatura des milliardaires plutôt que les prolos de chez Renault ou le facteur Besancenot, en dépit de ses déclarations si soigneusement médiatiques. Mais là encore, le politiquement correct  (auquel Hamon semblerait donc se soumettre) implique à gauche de se taire…



    La ligne de fracture, je le répète, souligne, persiste et signe, est pour moi plus qu’ évidente : non pas virtuelle, factice, de l’ordre des jeux de pouvoir, des poses personnelles,  ou des stratégies opportunistes, comme l’ont jusqu’ici expliqué de nombreux commentateurs plus chevronnés, mais idéologique (et cela bien qu’elle tente de se dissimuler derrière un soi-disant pragmatisme que la crise financière vient de faire voler en éclats) :                libéralisme / ou pas.


    Il y a deux PS : un à gauche, et un social démocrate. Choisissez votre camp, avant qu’il ne soit trop tard. Pour moi c’est tout choisi.


    Alors, à quand Hamon, Filoche et Lienemann au Parti de gauche, pour un front plus populaire ?


    Valls, lui, a eu au moins l’honnêteté de laisser tomber son masque….


    Résistance !


     
    • back2basics 20:05 on 19 avril 2009 Permalien

      Le problème n’est pas de refaire le match institutionnel à gauche, mais de mener la bataille politique contre la droite.

      L’énergie mise par le « Front de gauche » à réveiller les plaies du « oui » et du « non » d’il y a quatre ans sur le Traité constitutionnel n’est pas consacrée à l’essentiel : comment réorienter les politiques européennes aujourd’hui dans l’intérêt du monde du travail (salariés, jeunes, retraités, chômeurs) ? Si les traités suffisaient à donner une âme et une orientation à l’Europe, cela se saurait…

      D’ailleurs le PS avait demandé un référendum sur la question du traité de Lisbonne ce qui a été refusé…

      L’enjeu consiste à inverser la donne là où les choix se prennent : au Parlement dont les pouvoirs sont désormais étendus comme jamais, au sein et à la tête de la Commission dont les objectifs et les moyens doivent être mis au service des peuples européens, de la croissance, de l’emploi, des solidarités, de l’environnement, de la démocratie.

      Il faut donc donner une nouvelle ambition à l’Europe, harmoniser la fiscalité en Europe en proposant par exemple:
      -De négocier un Pacte européen du Progrès Social établissant des objectifs et des normes pour les politiques nationales de solidarité, de santé et d’éducation.

      -d’établir un cadre européen pour les services publics, qui garantira aux citoyens le droit d’accès universel et égal à ces services, la qualité, l’autonomie locale et la transparence des services publics, et qui maintiendra leur intégrité telle qu’elle est définie nationalement

      -un Accord européen sur les salaires, garantissant un salaire égal à travail égal et prévoyant l’établissement d’un salaire minimum décent dans tous les États membres

      Sans un PSE puissant et un PS fort en son sein, il ne peut y avoir de majorité de gauche et de progrès en Europe.
      Or comme la rappelé récemment le président du PSE, si la gauche est majoritaire, Barroso ne pourra pas être reconduit et le PSE fera en sorte d’avoir un candidat.

      Alors oui on peut s’interroger légitiment sur l’opportunité de voté pour un ” front de gauche” dont les objectifs sont flous…

      Pour les uns (le PCF de M-G. Buffet), il s’agit de ne surtout pas se compter le temps d’un scrutin en 2009, avant de renouer avec la stratégie des listes d’union de la gauche aux régionales de 2010.

      Pour d’autres (le PG de J-L. Mélenchon), il s’agit du premier étage d’une fusée destinée à mettre sur orbite un candidat au premier tour de la présidentielle de 2012, capable de concurrencer le NPA et de fragiliser le PS. Dans les deux cas, le scrutin du 7 juin est un rendez-vous tactique pour soi, non un rendez-vous politique pour nos concitoyens…

    • pas perdus 20:59 on 19 avril 2009 Permalien

      Excellent, on se demande ce que font certains encore au PS…

    • gauchedecombat 22:25 on 19 avril 2009 Permalien

      cette réponse est très politiquement correcte, mais un peu à côté de la plaque… En effet, ce billet insiste non pas sur le contenu de traités constitutionnels déjà dépassés avant même que d’être appliqués, mais sur l’incapacité du PS à faire amende honorable sur le sujet, et à tenir compte des leçons du passé. Il a méprisé ses électeurs, et veut aujourd’hui que nous passions l’éponge… je crois que je ne suis pas le seul à avoir été écœuré par cette attitude qui a laissé bien des plaies chez les militants, même les plus aguerris. Et tant que les caciques du ps ne le comprendront pas, et n’analyseront pas leurs erreurs, cela conduira au congrès de Reims, une fois encore.

      Et puis, ce commentaire n’ajoute en rien un éclairage sur les fuites de toutes parts du bateau ivre du PS que Martine Aubry ne semble pas parvenir à colmater… Et sur le sujet de la fracture idéologique que je dénonce…

      Soyez honnête, taulier du basic PS, ce parti prend l’eau par son babord… Et vous ne dites rien de l’attitude des Valls, Hollande, Peillon, etc…..

      A gauche, toute !

    • Infovite 07:00 on 20 avril 2009 Permalien

      Ton “non” est celui de toutes celles et de tous ceux qui constituent une gauche de combat.
      Je suis aussi de cette France d’en bas qui ne déléguera plus sa “voix” à l’”élite” d’une gauche édulcorée.
      Tous ensemble dans la lutte sociale !

    • back2basics 07:40 on 20 avril 2009 Permalien

      Je me répète mais l’enjeu n’est pas de refaire la bataille oui/non à Lisbonne, le PS en a tiré les conséquences puisqu’a lui même demandé un référendum pour le traité de Lisbonne et il a été à l’initiative de pas mal de propositions du manifesto comme pour le salaire minimum.

      A partir du moment ou le PS a des propositions concrètes pour changer la direction de l’Europe actuelle, il a pris conscience qu’il fallait que l’Europe change de direction…

      Mais vous basez vos critiques sur quoi de concret sur les propositions du manifesto non ?puisque pas mal sont aussi dans celle du front de gauche…Le fait que le PS soit plus à gauche que sous Hollande traduit au moins pour le PG, une ligne de démarcation idéologique flous par rapport au PS…donc a besoin d’exister unique qui est de dire le PS, c’est élite bourgeoise nous sommes le peuple ( bon ca fait qu’on même 30 ans qu’il est sénateur Méluch hein…).
      Ou encore en disant “nous sommes la gauche” ? Sans le NPA,les verts,LO,le PS vous e^tes la gauche, mais quelle gauche…celle des 2% qui ont voté du PCF ?
      L’avenir nous dira la longévité du front de gauche mais les régionales changeront sans doute la donne des alliances…

    • Tibo 14:56 on 14 mai 2009 Permalien

      @Back 2 basics

      Evidemment que le PS dit plein de belles choses et fait plein de propositions plus sociales les unes que les autres. Le problème vient au moment de les appliquer. Ce que dénonce le front de Gauche, ce ne sont pas les discours du PS, mais bien la contradiction entre ses actes et les dits discours.

      Tu mentionnes le salaire minimum européen. Evidemment que l’on est pour. Mais pour être pour, ne faut-il pas s’opposer au traité de Lisbonne (soutenu dans le manifeste) qui interdit toute harmonisacion sociale? A l’évidence, oui…

      Tu mentionnes les services publics, mais le traité de Lisbonne (toujours soutenu dans le manifeste) en fait des services d’intérêts généraux, qui comme tous les services sotn soumis à la concurence libre et non faussée. La défense des services publics ne passerait-elle donc pas elle aussi par la rupture avec la logique du traité de Lisbonne? A l’évidence, oui…

      Ou bien encore, ne faurait-il pa se positionner clairement, par ses voptes (le seul moment où ça compte vraiment…), contre les privatisations de services publics? Disons, par exemple lors du vote sur la libéralisation du marché de l’électricité. Le scrutin étant nominatif, tu pourras là aussi constater que les seuls eurodéputés PS ayant voté contre… sont ceux qui ne se représentent pas ou son tnon éligibles…

      Tu mentionnes le référendum demandé par le PS sur le traité de Lisbonne. Il y avait un unique moyen de l’obtenir, c’était à Versaille le 4 février 2008. Le vote étant nominatif, tu pourras librement consulter la cohorte de députés et sénateurs socialistes qui ont contribué à faire passer le traité en empêchant la tenue d’un référendum…

      Quand le thème de campagne du PS est Sarokzy – Baroso : STOP (en France uniquement…), bien que juste sur le fond, cela ne nécessiterait-il pas quelques preuves que la proposition d’alternance est réelle? En n’ayant pas voté pour l’investiture de la commission Baroso (tout le PSE sauf le PS) ou en s’étant abstenu (le PS)? Ou encore en se démarquant des 6 commissaires européens (dont les deux premiers vices présidents…) qui sont membres du PSE? Ou encore en ayant une ligne de vote un peu différente du Parti Populaire Européen au parlement? Avec 97% de votes identiques pour seulement 18 votes différents (dont 10 abstentions, donc 8 votes réellement antagonistes) sur l’ensemble de l’année 2008 lors des votes nominatifs, il ne me semble pas que le PS incarne cette alternative…

    • back2basics 22:07 on 14 mai 2009 Permalien

      Pour information,
      Les services publics sont protégés par un protocole qui a même valeur que les traités (protocole n°9) et les objectifs de l’Union ne mentionnent plus la concurrence (article premier, point 4, et article 2, point 12 du Traité). Celle-ci devient un des outils au service des consommateurs dans le traité de Lisbonne…
      Donc il n’y a pas de contradiction dans le fait de défendre un programme défendant un cadre européen pour les services publics.
      Sur les 97% de votes identiques j’ai déjà expliqué que cela est un plan com’ du MPF sans fondements…
      Sur barroso une des forces du PSE c’est aujourd’hui, tous les partis membres et tous les dirigeants sauf deux sont contre une représentation de Barroso et proposeront un candidat si la gauche et majoritaire.
      Sur l’alternance je pense pas qu’on peut croire, vu les forces en présence que le front de gauche et le groupe GUE puisse créer l’alternance c’est pour cela que le vote pour le PSE est le seul moyen de pouvoir changer, à mon sens l’Europe…

      C’est bien de donner des leçons sur le fait que le PSE, effectivement, est un parti européen, contrairement au GUE ,et qu’il doit donc fonctionner en accord avec tous ces membres, qu’il n’existe pas encore de discipline de vote mais vu que vous êtes incapables aussi de le faire et de proposer un programme commun les critiques ne sont pas justifiées à mon sens….

c
créer une nouvelle entrée
j
prochain article / prochain commentaire
k
message précédent / commentaire précédent
r
Repondre
e
modifier
o
afficher/masquer les commentaires
t
Remonter
l
go to login
h
afficher/masquer l'aide
esc
annuler