Tagged: luttes sociales RSS

  • gauchedecombat 07:27 on 27 November 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , , , , , , , , guadeloupe, LKP, luttes sociales,   

    un vrai combat en rouge et noir 

    Là-bas, eux, au moins, ils se battent… Vraiment Résistance !

    .

    LIYANNAJ KONT PWOFITASYON (Collectif contre TOUTES les Exploitations)


    LIYANNAJ KONT PWOFITASYON KA DEKLARE :

    COMMMUNIQUÉ DE PRESSE relatif à la Mobilisation des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe

    Ce sont plus de 25 000 personnes qui ont manifesté en conscience, en fierté et en dignité dans les rues de Pointe-à-Pitre à l’appel du LKP pour exiger notamment :

    • L’application pleine et entière de l’ensemble des dispositions de l’Accord BINO
    • L’application pleine et entière du Protocole d’Accord du 4 Mars 2009
    • L’arrêt de la répression antisyndicale
    • La poursuite des négociations sur les autres points restant à examiner

    Ce n’est pas le récent vote du Sénat, désavouant Mme PENCHARD, en reconnaissant que le RSTA est un complément de salaire, non déductible de la prime pour l’emploi, et non pas une allocation comme le prétendait la Ministre des Colonies qui nous fera baisser les bras.

    Ce ne sont pas les communiqués de certains voulant s’octroyer la victoire des luttes des Travailleurs qui nous feront reculer.

    Ce n’est pas non plus les tentatives de diabolisation, de criminalisation ni d’intimidation qui feront taire le désir du Peuple de Guadeloupe à instaurer des nouveaux rapports sociaux et économiques plus justes et plus équitables.

    Le LKP appelle l’ensemble des Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à rester mobilisés et à se préparer à descendre dans les rues à la moindre hausse des prix des carburants.

    Nou paka fè dèyè !!

    Tous au Meeting

    Vendredi 27 Novembre 2009 à 19h00
    devant le Palais de la Mutualité à Pointe à Pitre

    Pour le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

    Elie DOMOTA
    Lapwent, le 25 Novembre 2009

     
  • gauchedecombat 09:03 on 16 October 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , , , luttes sociales, , , , , ,   

    Sus au grand Népote ! 

    481px-Louis_xvinicolas-sarkozy

    “Le front social est apaisé”.

    (Nicolas Sarkozy, Le figaro, 15 octobre 2009)


    Après avoir pris connaissance de l’étonnant interview du grand Népote droit dans ses bottes de sept lieux, à l’issue d’une journée marathon qui semblait présenter cependant « de petits trous dans son agenda » surchargé, entre un entretien à 10H00 avec Rajendra Kumar Pachauri et sa visite surprise à Gandrange (où il est venu jouer le père Noël devant des interlocuteurs incrédules ¹), je ne sais trop pourquoi je me suis soudain mis à ressentir la furieuse envie de me plonger dans l’histoire de France…


    Il m’a semblé en effet pouvoir retrouver, malgré mes faibles connaissances en cette matière, des analogies avec une certaine époque et le déclenchement de certains événements, notamment de par l’attitude méprisante et si éloignée des réalités communes de ce psychopathe inconscient qui nous gouverne… De nombreuses réactions consécutives à cet interview me confirment hélas dans cette impression d’un monarque à côté de la plaque.


    Au chapitre « Révolution française» de l’encyclopédie en ligne wikipédia, nous pouvons lire ceci : “La Révolution française qui naît d’une crise financière, concentre essentiellement discours et critiques sur les privilèges fiscaux du clergé et de la noblesse (le poids des impôts est inégalement réparti entre ceux-ci et le tiers état alors que celui-ci est le plus productif).”


    Voilà qui fait sens.


    A force en effet de se poser sur un registre forcené qui s’enferre dans une idéologie dépassée (dont le bouclier fiscal n’est qu’un exemple, mais si parlant…),  ignorant de la réalité de tout un chacun et de la colère qui gronde dans les tréfonds de l’inconscient populaire ², les mêmes causes pourraient bien conduire aux mêmes effets…


    Un autre monde est possible.


    A nous de le réinventer.


    Résistance !


    ¹ “Quand on a appris que M. Sarkozy venait, on était tellement déconcertés. On s’est dit ‘il va annoncer la réouverture de Gandrange’. Nous attendons maintenant que Nicolas Sarkozy annonce la réouverture de l’aciérie de Gandrange !”, a-t-elle lancé ironiquement. (elle, c’est Aurélie Filippetti, députée de Moselle, dans le Nouvel Obs)

    ²qui laisse pourtant passer de temps à autres des éruptions sporadiques, telles que le phénomène de Poitiers ou les (faux) chantages à la bonbonne de gaz de certaines victimes des multiples plans de licenciements, qui par cette violence symbolique répondaient à une violence économique et sociale bien plus grande encore. Sans parler des nombreux suicides inhérents aux réorganisations sauvages de sociétés mues davantage par l’appât du gain et la recherche de profits maximaux pour satisfaire encore et toujours plus des fonds de pension qui n’ont rien retenu des leçons de la crise, que par le souci de l’être humain, ceci entraînant cela.

     
    • Gwendal 05:48 on 17 octobre 2009 Permalien

      Sucer le grand népote ? Heu… Comme tu y vas… Je veux bien faire des efforts mais quand même !

    • valentine 18:03 on 18 octobre 2009 Permalien

      Sauf que lors de la révolution française, Louis XVI avait bien compris qu’il fallait changer les choses, un peu tard certes, mais il l’avait compris… lui…

  • gauchedecombat 20:38 on 10 August 2009 Permalien | Répondre
    Tags: bourse du travail, , , Chérèque, grèves, luttes sociales, , ,   

    encore un dérapage de con fédéral 

    siteaffiche0806

    En préférant se rendre à l’université d’été de la CFDT plutôt que de répondre à l’invitation du NPA, la  direction de la CGT montre son vrai visage…

    En effet, cette attitude en dit long selon moi sur ses préférences et la logique de compromission que dénoncent de nombreux syndiqués, y compris dans les rangs mêmes de la CGT.

    Il n’est qu’à reprendre les termes de l’appel que j’ai diffusé dernièrement, issu de rénovation démocratique :

    « Pendant ce temps, on assiste à une véritable débâcle syndicale, une piteuse retraite sur le front de la casse généralisée du tissu industriel français. Les ouvriers sont abandonnés à leur sort par des centrales résignées qui, en 2009, n’ont rien fait d’autre que d’organiser de grands défilés improductifs. »

    Parmi ceux qui ont pourtant manifesté, beaucoup pensent la même chose et se posent la question de l’efficacité de ces manifestations à répétition qui n’ont en rien influé sur le rapport de force nécessaire entre les élites possédantes et les salariés. Quant au gouvernement, n’en parlons pas !

    Quant à la responsabilité exclusive et singulière des centrales syndicales pour défendre les intérêts des salariés,  c’est à dire le refus de voir d’autres qu’eux, les partis politiques en l’occurrence “prétendre donner des leçons aux responsables syndicaux” sur la conduite des luttes sociales », il faut savoir que de nombreux mouvements en leur sein dénoncent la logique si peu combattive des directions… qu’elles estiment à juste titre dépassées par les événements et inféodées au pouvoir en place. On ne peut donc être surpris sans une grande hypocrisie de ce que certains salariés cherchent à voir leurs intérêts un peu mieux représentés…


    Ainsi, il suffit de reprendre la fameuse scène entre Chérèque, patron de la CFDT, et le cercle patronal ETHIC, dont le livre de Jacques Cotta¹ (« Riches et presque décomplexés » (Fayard), p 125), nous présente un extrait ici, pour se rendre compte à quel point il existe une proximité idéologique et opérationnelle dangereuse entre les directions des syndicats de salariés et les élites dirigeantes, dont la contiguïté ne va pas sans poser problème en termes de respect démocratique, c’est à dire de pouvoir du peuple…

    Enfin, pour clore là ce billet, je ne peux m’empêcher de me souvenir de l’attitude de ce syndicat si respectueux des règles démocratiques et de ses adhérents qui, un certain Mercredi 24 juin 2009, a envoyé son Service d’Ordre expulser des sans papiers de la bourse du travail, profitant du fait que certains étaient partis manifester pour leur régularisation, sous l’œil bienveillant de la Police Nationale… et les a laissés pourrir sur le trottoir pendant des semaines… (voir ici pour plus de détails : dérapage de cons fédéraux (aux ordres d’autres, plus généraux…).

    Alors, en termes de non respect des règles démocratiques, la CGT n’a certainement pas le monopole de la raison… ni du coeur. Et ce geste de mépris ne les grandit pas. Même si je ne suis pas au NPA… (clin d’oeil aux gens prompts au jugement facile..).

    Pour approfondir le sujet, voir notamment (mais pas exclusivement)  ici :


    syndicats, briseurs de grève ?

    Lettre ouverte aux états-majors syndicaux (par des militants CGT et FSU)

    Syndiquez-vous quils disaient !

    la colère gronde (lettre ouverte à bernard Thibault)

    ¹ Livre dont vous trouverez un billet de lecture détaillé chez l’ami des pas perdus ici

     
    • des pas perdus 07:49 on 11 août 2009 Permalien

      Pour info, j’ai parlé hier du livre de C otta avec d’autres citations, elles aussi savoureuses.

      Sinon, je crois que la cgt a été échaudée par les déclarations de Besancenot au printemps dernier…

      Par rapport à son histoire, la CGT n’a plus envie d’être proche d’un quelconque parti politique.

      Je suis critique comme toi vis à vis d’elle, mais dans le cas présent je comprend son refus de répondre à l’invitation du NPA.

    • des pas perdus 15:34 on 12 août 2009 Permalien

      …?

  • gauchedecombat 10:59 on 9 August 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , catholiques, , , droits du travail, luttes sociales, , travail du dimanche   

    ite missa est* 

    * la messe est dite…

    imagesPoussez la porte…

    L’auteur de ce post tient à préciser aux âmes sensibles, à ceux et celles qui se trouvent habitées par la foi du charbonnier, aux anti-cléricaux, athées et agnostiques (dont je suis) que ce texte n’est livré à votre attention que pour provoquer le débat et qu’il ne saurait en aucun cas en  être tenu pour responsable… Notamment des fautes d’orthographe, sur lesquelles, mon entourage le constate régulièrement à ses dépends, je fais une fixation pathologique, voyant d’un mauvais œil leur généralisation galopante, y compris dans les médias nationaux qui se devraient à une plus grande vigilance…    Je me tiens donc à leur disposition.


    Quant au recours de Jules à Léon, je vous en laisse seuls juges… Pour moi, c’est non. Et pis cé tout !

     
  • gauchedecombat 10:50 on 8 August 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , , , , luttes sociales, , , , , , , , ,   

    travailler plus pour gagner moins: ça suffit ! 

    commune

    D’aucuns se résignent à la réalité de cette loi adoptée dernièrement sur le travail du dimanche. Moi pas. Si j’ai manifesté ma joie que le gouvernement se fasse débouter par le conseil constitutionnel quant au statut d’exception projeté pour Paris, ce n’est pas pour autant que j’en accepte le principe général, n’en déplaise à Marc Vasseur qui ne comprend pas, ce cher collègue, qu’on puisse s’en réjouir. C’est pourtant un fait indubitable que notre infériorité numérique à l’assemblée ne nous permette pas d’être vraiment en position de peser bien lourd sur l’issue des votes, et notamment de celui-ci.


    Aussi, le fait que j’apprenne que cette loi serait opérationnelle à compter de septembre me remet sur les rails de ma colère et de mon indignation. Qu’un tel changement de nature collective majeure puisse toucher les fondements de notre consensus sociétal pour l’intérêt d’une minorité (déjà suffisamment bien favorisée comme cela) sans que quiconque ne réagisse de manière bien audible et efficace me hérisse au plus haut point, et je tenais donc à y revenir pour crier mon refus de ce que je considère comme une régression sociale qui porte atteinte aux fondements de notre « bien vivre ensemble ».


    C’est pourquoi j’en appelle à toute la société civile pour faire barrage à cette dangereuse idéologie qui met le profit au dessus de toute autre considération, afin qu’elle invente des modes de contestation qui démontre avec une évidence incontournable à ce gouvernement délétère que nous ne sommes pas d’accord avec ce genre de pratiques anti-démocratiques (avons nous été consultés ?).


    Le dimanche, tous devant les supermarchés et exprimons notre désaccord par des mots simples :


    NON à la destruction systématique de nos acquis sociaux.


    Et pis cé tout !

    Tant qu’on y est, pourquoi ne pas ouvrir aussi les magasins le jour de Noêl et le 14 juillet ?

    Jusqu’où cette logique ultra-libérale s’arrêtera-t-elle ?

    Résistance !

     
  • gauchedecombat 21:44 on 6 August 2009 Permalien | Répondre
    Tags: conseil constitutionnel, , , luttes sociales, , , travail dimanche,   

    C’est Dimanche, même à Paris 

    imagesAujourd’hui, le conseil constitutionnel a censuré le texte du gouvernement sur le travail du Dimanche à propos de l’exception qu’il voulait introduire pour Paris, et j’en suis fort aise.

    Cela fait toujours une exception de moins, là où ce texte introduit déjà des différences de rémunération selon que l’on sera dans telle ou telle zone géographique (PUCE¹ – , zones touristiques, avec une rémunération avec ou sans contrepartie pour les salariés selon la zone…), ce qui est suffisamment inégalitaire comme cela.

    Et PAN sur le bec, à ces oiseaux de malheur ! Bienfait ! Na !

    ¹ Périmètres d’Usage de Consommation Exceptionnel. Plus de détails ici.

     
  • gauchedecombat 07:00 on 29 July 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , désobéïsseurs, , Haute-Garonne, Ligue des droits de l'homme, luttes sociales, professeurs   

    Inspecteur… d’académie, ou de police ? 

    Couv-ico

    20090527_Agglorieuse_desobeisseurs

    Source de l’article : LDH
    Quand le ministre réprime les enseignants « désobéisseurs », c’est le service public qui trinque…
    Communiqué de la LDH

    Dans la discrétion de la période estivale, le ministère de l’Education règle ses comptes et cherche à juguler l’opposition très active depuis des mois contre la succession de réformes imposées au mépris des avis négatifs de la très grande majorité des parties prenantes du secteur éducatif.

    La suppression à terme des RASED (réseaux d’aide aux élèves en difficulté), la limitation de fait de l’accueil en maternelle par la création de structures d’accueil hors des écoles des enfants de 2 ans, les suppressions de postes budgétaires qui font de l’Education nationale le plus grand contributeur en la matière, font sens et montrent que le gouvernement s’est lancé dans une opération concertée de dénigrement, de limitation et de mise au pas du service public d’éducation.

    L’année scolaire écoulée a connu une mobilisation très forte à l’appel unitaire en particulier des organisations syndicales. Au-delà de ces luttes collectives, en décidant d’affirmer leur responsabilité individuelle, des enseignants, refusant d’être assignés à une fonction d’exécutants sans initiative ni éthique, ont choisi d’entrer selon leurs propres termes en résistance pédagogique.

    A Toulouse, Alain Refalo vient d’être victime de la part de l’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne d’une sanction pour l’exemple. Ce ne sont pas des faits qui sont ainsi jugés, mais c’est la volonté du ministère de l’Education de faire du maintien de l’ordre qui est ainsi affirmée, et il est à craindre que d’autres décisions du même ordre soient prises dans d’autres départements.

    La LDH apporte son soutien aux personnes confrontées à une administration engagée dans une dynamique répressive et demande l’annulation des sanctions prises ou à venir à Toulouse et ailleurs. Face à une situation aussi dégradée, la LDH appelle à un débat national sur le rôle, l’avenir et les moyens du service public d’Education. Mais ce débat n’aura de signification qu’en l’absence de mesures disciplinaires de façon à entendre la voix des enseignants et de l’ensemble des personnels et prendre en compte les avis de leurs organisations syndicales, associatives et professionnelles.

    Paris, le 28 juillet 2009

    Pour en savoir plus : Une école pour Victor Hugo

     
    • Romain JAMMES 09:08 on 29 juillet 2009 Permalien

      Triste période pour notre éducation. Si l’anti-intellectualisme était l’apanage du fascisme, notre gouvernement semble passer maitre dans cet art.

      Les inclinaisons sont catastrophiques. Le taux de baccalauréat général fait la gueule, l’école tend de plus en plus à reproduire les inégalités sociales. Le privé et les écoles catho font leur retour en force avec le soutient de l’Etat.

      La scolarisation des enfants de 2 à 4 ans est en chute, de moins en moins de bacheliers investissent dans l’enseignement supérieur par manque de moyens. La transmission du savoir est progressivement marchandisée…

      Quand on sais que l’éducation est la clef de voute de notre système démocratique ça fait peur. Courage aux profs résistants, j’espère être parmis vous dans quelques années !

      Romain JAMMES

  • gauchedecombat 12:09 on 28 July 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , , , gauche de combat, luttes sociales, , , vraie gauche   

    ça, c’est de la (vraie) gauche ! 

    je ne suis pourtant pas communiste, mais je souscris au discours. Et vous ?

     
  • gauchedecombat 17:19 on 15 July 2009 Permalien | Répondre
    Tags: , , , , , , luttes sociales, , , , , , ,   

    La loi du plus fort…. est-elle toujours la meilleure ?


    repos-du-dimanche-640x480.1225615817L’assemblée nationale vient donc d’adopter la loi dite sur le travail du dimanche (loi Mallié, Richard de son – doux – prénom…)


    Vous pouvez toujours vous défouler en livrant le fond de votre pensée sur le site de l’UMP (voir ici)… Mais je crains que cela ne serve guère à grand chose… sinon à vous faire du bien et à éviter d’avoir envie de brûler des voitures, à Neuilly par exemple.


    Quant aux socialistes et leur fameux recours si menaçant (qui doit bien faire sourire le petit !), ma foi, cela me laisse perplexe. Oui, probablement, c’est mieux que rien… Mais bon, voilà quoi.


    Je rêve tout haut que les salariés concernés (pourquoi pas soutenus par des citoyens qui ne se réduiraient pas au rôle de consommateur auquel on veut les limiter, voire les asservir) se lèvent en masse pour faire connaître leur mécontentement sur le sujet, et fassent reculer ce gouvernement délétère et cette loi injuste, mais je ne crois plus vraiment dans le pouvoir de révolte des masses laborieuses…

    Avec tout ce qu’on leur a mis dans les dents ces derniers temps, ils ne se sont en effet pas relevés, ni n’ont montré les dents pour autant… courbant l’échine sans nul doute sous le poids accablant et dissuasif de la crise.


    Il faut dire qu’ils sont de surcroît bien anesthésiés (ou pas vraiment éclairés…) par une presse aux ordres, qui ne veut surtout pas faire de vagues… et des syndicats pour le moins timorés. A part les Solidaires, il n’y a en effet plus vraiment de syndicats très combattifs… à moins qu’il ne s’agisse de déloger des sans papiers de leurs bureaux : là, pour sûr; ils savent bien employer les grands moyens. Et des gros bras.


    Pourtant, je considère, comme les 238 députés qui ont voté contre cette loi (282 pour, c’est donc peu dire qu’elle n’est pas très populaire !) qu’elle est dangereuse : aucune contrepartie pour les salariés, pas de volontariat, ni doublement du salaire, ni repos compensateur, dans certains cas  ! Un recul social sans précédent comme sait si bien nous en concocter notre réactionnaire ultra-libéral en chef.


    Entre les zones touristiques, les périmètres d’usage et de consommation exceptionnelle (PUCE), les cinq jours dits « du maire », et l’Alsace et la Moselle exonérée de la loi… voilà qui va constituer une sacrée cacophonie ! Les droits ne seront donc pas les mêmes pour tous, ce qui constitue une disparité de traitement qui va à l’encontre des principes républicains. D’où le recours projeté notamment par le PS, et l’intention de saisir le conseil constitutionnel, que bien entendu j’approuve. Même si on se passera en l’occurrence de mon avis….


    Et je ne parlerai pas de la destruction (volontaire ?) du tissu social provoquée par le fait que de plus en plus de salariés travailleront ce jour là, n’ayant donc plus de temps en commun avec d’autres catégories de salariés, ou avec leur famille et leurs ami(e)s… ainsi que leurs enfants.


    Et cela, c’est d’une cruauté psycho-pathologique sans nom qui me troue le bide et me donne envie de filer des mornifles dans la tronche à tout ce qui remue dans ce monde de nantis totalement déconnectés d’une certaine réalité du monde du travail, qui souffre et sue sans avoir davantage à la fin du mois.


    Et de cela, un jour, ces privilégiés en rendront compte devant un tribunal populaire. Foi de Robespierre, Paul, Jacques, ou Roland. Car je considère que face à tant de violence économique et politique, voire dictatoriale, répondra forcément, un jour ou l’autre, une violence en retour dont personne ne sait encore aujourd’hui d’où elle viendra. Mais qui est latente, souterraine, et commence déjà à s’exprimer dans certaines émeutes urbaines. Et dans certaines entreprises en faillite. Provoquée ?


    Qui sème la misère récolte en effet la colère.


    Pour plus de détails, d’arguments, de références sur le sujet :

    Le site du collectif des amis du dimanche

     
  • gauchedecombat 17:16 on 25 June 2009 Permalien | Répondre
    Tags: luttes sociales   

    dérapage de cons fédéraux (aux ordres d’autres, plus généraux…). 

    imagesBourse du travail à Paris : réaction de SUD Education Paris après l’expulsion des sans papiers de la bourse du travail rue Charlot à Paris.

    En s’installant à la Bourse du travail rue Charlot à Paris, les sans papiers revendiquaient leur situation de travailleurs, parmi l’ensemble des travailleurs. Ils en appelaient à la solidarité des organisations syndicales.

    Mercredi 24 juin 2009, le Service d’Ordre de la CGT a expulsé les sans papiers de la bourse du travail, profitant que certains étaient partis manifester pour leur régularisation.

    À l’heure où les sans papiers sont pourchassés, raflés, où la police vient les chercher jusque devant les écoles, où ils sont mis en rétention et expulsés en nombre dans leurs pays d’origine jusqu’au péril de leur vie, l’expulsion de la Bourse du Travail de travailleurs sans papiers qui représentent les plus précaires et donc les plus vulnérables d’entre nous, sur décision de gestionnaires syndicaux, est non seulement révoltante mais simplement contraire aux principes fondamentaux de ce qui doit fonder un véritable syndicalisme.

    SUD éducation Paris a déjà eu l’occasion de s’opposer à une précédente tentative d’expulsion des sans papiers de la Bourse du Travail. Notre syndicat tient à exprimer sa colère devant cette décision honteuse, se désolidarise totalement de tels agissements, et ne saurait entendre de quelconques justifications. Nous tenons à exprimer notre entière solidarité à la CSP 75 et nous apportons notre soutien à ceux d’entre eux qui se retrouvent à la rue et en danger du fait des décisions indignes de gestionnaires syndicaux qui ont pour le coup tourné le dos à leur mission.

    Nous demandons que leurs effets personnels et leur matériel leur soient restitués dans les plus brefs délais.

    siteon0

    Sud éducation Paris continuera à se battre pour la régularisation sans conditions de tous les sans papiers et le droit à la liberté de circulation et d’installation pour tous !

    A Paris, le 25 juin 2009, par Frédérique. Source : HNS-Info.

    —————

    Rien à ajouter. Tout est dit. Et écrit. Clair, net, précis et sans bavure…

    GdeC.

     
    • aymard 21:33 on 25 juin 2009 Permalien

      Certains syndicats ne sont plus ce qu’ils étaient. Ils sont devenus des syndicats consensuels et plus combattants. A ce régime, notre pays déjà le moins syndiqué de l’UE verra des rues désertes lors de manifestations organisées par les représentants de ces syndicats qui resteront seuls à défiler pour montrer qu’ils existent.

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