« Dis la gauche, dessine moi un autre monde »…

moutblm1Je ne suis pas compétent pour traiter d’un sujet qui relève de l’économie et de la finance, malgré les vagues notions que je possède encore compte-tenu (c’est le cas de l’écrire) de ma formation universitaire, notamment en économie politique. C’était à une époque où, tentant de dépasser  mon peu d’intérêt pour ce genre de pseudo-science comme l’histoire le démontra, j’avais décidé de m’armer intellectuellement contre ces politiques de droite comme de gauche qui me semblait-il profitaient de l’ignorance crasse de la plupart des français à ce sujet (vous en connaissez beaucoup, vous, que cela passionne ?), pour leur faire prendre des vessies pour des lanternes, et le dogme de la croissance pour une réalité tangible.

Pourtant, je ne peux m’empêcher de réagir aujourd’hui, à propos du projet du gouvernement de baisser le taux du Livret A, en dépit de nombreux articles à ce sujet (dont un qui donne les principaux éléments d’information ici) et les hypocrites dénégations du genre « quoique… » de Madame le Ministre de l’économie, Madame la bien nommée.

En effet,  à brûle-pourpoint (et je me suis effectivement brûlé le mien de colère en entendant cela), je considère qu’on ne peut manquer de songer à cet étrange principe de vases communicants dans lequel on voit une certaine élite dont fait partie notre honni Président et ses sbires (on a oublié me semble-t-il dans bien des propos l’appartenance de son frère au Medef… et pas en tant que petit patron…), se gaver de plus-values, de stock options, se goinfrer des dividendes de leur fonds pourris qu’ils ont pour  beaucoup utilisés tant la promesse était juteuse  (ainsi, Liliane Bettancourt, qui nous l’a-t-on appris parmi d ‘autres (tels Spielsberg ou Wiesel) s’était retrouvée amputée de quelques millions d’euros…. la pauvre !) (voir ici).

Pendant ce temps, alors que tous ces faux derches qui tortillent du fion en criant « la crise, la crise ! » en appelant d’un air consenti à la moralisation du capitalisme depuis leur humble domicile mexicain, des français modestes s’entendent dire que l’on va baisser le taux de leur livret A, comme tous les ans depuis des années (je ne l’ai jamais vu augmenter moi, malgré l’indéniable augmentation globale des richesses avant la crise et celui du nombre de milliardaires dans le monde, et en France !)…

je pense que nous serons un certain nombre à penser qu’il s’agit là d’une profonde injustice, que l’on ne peut que mettre en parallèle avec le renflouement des banques qui ont commis tant d’erreurs, à nos frais, et se moquant de surcroit de notre incompréhension et de notre indignation. Ainsi, je vois régulièrement sur des plateaux de télé des spécialistes incontestés (mais si contestables étant donné leur proximité vis à vis des élites économiques et du gouvernement) nous donner un cour magistral afin de nous expliquer que tout n’est pas si simple, que l’on ne peut faire autrement, que si le gouvernement ne prête pas d’argent aux banques, elles ne pourront plus prêter et que ce sera au détriment de l’économie et de nous mêmes…

J’ai pourtant une simple petite question, Messieurs les spécialistes, les Attali et consorts : où est passé l’argent ? A qui profite le crime ?

Et pendant ce temps, des français trinquent… et fouillent dans les poubelles pour se nourrir :

Toulon – Ils fouillent les poubelles pour se nourrir – varmatin.com

Rien ne peut justifier cela. Pas même Monsieur Minc, qui à ma connaissance, ne se nourrit pas  chez Liddl.

Misère de la pensée libérale… qui répond à la misère de celle de gauche, bien impuissante à nous construire un modèle économique alternatif, pourtant tant attendu, avec tant d’espoir, ici et ailleurs…

je rêve d’une France à la pointe de l’innovation politique et sociale, comme elle a su le démontrer au cours de l’histoire… Contrairement aux dires d’aucuns, nous ne mourrons pas de trop mais de pas assez d’utopie.

Rendez l’espoir au peuple, plutôt que de la croissance ! elle ne fait pas (plus ?)  rêver !

Car quand le peuple est désespéré, il y a danger. Vous voila prévenus.